
Kinshasa, 29 octobre 2026 (TOP243NEWS).- Le député national Éric Tshikuma a soulevé plusieurs préoccupations relatives au projet de loi de finances de l’exercice 2027, en mettant notamment l’accent sur le financement des infrastructures, l’assainissement urbain et la protection des populations exposées aux inondations en République démocratique du Congo.
Au cours des échanges autour du projet de budget présenté par la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, l’élu national de la circonscription électorale de la funa a insisté sur la nécessité de garantir la disponibilité effective des crédits destinés aux projets d’intérêt public, afin de réduire l’écart entre les prévisions budgétaires et les réalisations concrètes sur le terrain.
Parmi les préoccupations soulevées figurent les travaux de drainage et d’assainissement, notamment au niveau des rivières Gilles, Calam et Messala, ainsi que des caniveaux de Kouchassa. Le député a notamment appelé à clarifier les montants prévus pour protéger les populations confrontées aux conséquences des inondations et aux insuffisances des systèmes d’évacuation des eaux.
Des financements à sécuriser
Éric Tshikuma a également mis l’accent sur les mécanismes permettant d’assurer le décaissement effectif des fonds inscrits au budget, notamment dans un contexte où le financement de certaines dépenses publiques demeure incertain.
Il a notamment soulevé la question de la mobilisation des 25 millions de dollars prévus pour certains projets, appelant à des garanties sur leur mise à disposition effective. La programmation triennale des investissements publics figure également parmi les points nécessitant des éclaircissements.
S’agissant des infrastructures routières, plusieurs projets ont été évoqués, notamment la construction de 52 kilomètres de voiries à Kinshasa sur une période de trois ans, avec 50 % du financement prévu en 2027. Le programme prévoit également le financement d’un quart du coût total des travaux des voies de Yahya-Ikoumbo au cours de la même année.
Par ailleurs, la réhabilitation de la route nationale numéro 4 (RN4), sur l’axe Kassim-Dibé-Dibouté-Gro, devrait bénéficier de 40 % de son financement en 2027, selon les éléments présentés lors des échanges.
L’urgence de prévenir les catastrophes liées aux pluies
Face aux risques d’inondations, le député national a insisté sur l’urgence d’une intervention des services compétents de l’État, alors que l’intensification des pluies est attendue à partir de mars 2027.
Pour lui, la planification budgétaire doit se traduire par des actions concrètes et exécutées dans les délais, particulièrement dans les secteurs dont dépendent la sécurité des populations et le développement socio-économique.
L’élu a également soulevé la question de l’arrêt du projet d’émission des cartes d’identité, s’interrogeant sur le sort réservé aux documents déjà délivrés, y compris celui du président de la République.
Il a, en outre, évoqué le financement de 2,5 millions de dollars mobilisé dans le cadre du Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T), appelant à tirer les leçons des insuffisances observées dans l’exécution des projets antérieurs afin d’améliorer leur efficacité.
Un appel à approfondir le projet de budget
Au terme de son intervention, Éric Tshikuma a plaidé pour un examen approfondi du projet de loi de finances 2027, en insistant sur la nécessité de renforcer les mécanismes de suivi, de contrôle et de décaissement des fonds publics.
Il a appelé l’Assemblée nationale à adopter le projet de budget et à le renvoyer en commission, avec la participation de la commission Économique, financière et contrôle budgétaire (ÉCOFIN), pour un examen approfondi des différentes prévisions.
L’enjeu, selon les préoccupations soulevées au cours du débat, est de faire du budget 2027 un véritable instrument de développement, capable de répondre aux besoins des populations et de garantir la réalisation effective des infrastructures annoncées.
Mike Pakoto | TOP243NEWS