
Kinshasa, 28 octobre 2026 (TOP243NEWS ).- Le député national Emmanuel Bakabi a Abusa a critiqué la déclaration politique de certains acteurs de l’opposition congolaise réunis à Rome, en Italie, remettant en question leur représentativité et leur légitimité à s’exprimer au nom des populations concernées par la situation politique et sécuritaire en République démocratique du Congo.
Tout en reconnaissant le principe de la liberté d’expression, l’élu a estimé que cette initiative ne reposait pas sur une légitimité politique et communautaire suffisamment établie. Selon lui, les signataires ne seraient ni des élus ni des représentants reconnus des communautés concernées, certains résidant à Kinshasa ou à l’étranger.
« C’est un non-événement », a déclaré l’élu de la circonscription électorale de wamba , qualifiant cette démarche d’initiative motivée, selon lui, par des intérêts politiques partisans.
Le député national a également contesté la pertinence du contexte sécuritaire évoqué par les auteurs de cette déclaration. Il a estimé que la situation dans la province concernée ne justifiait pas une telle prise de position, tout en affirmant que certains groupes armés auraient été neutralisés. Ces affirmations n’ont pas été corroborées par des éléments indépendants dans les informations disponibles.
Des interrogations sur la position de l’ancien président Joseph Kabila
Emmanuel Bakabi a par ailleurs critiqué la démarche de la Coalition des 64 (C64), qui s’est exprimée depuis Rome, s’interrogeant sur le choix de tenir une telle initiative politique à l’étranger, alors que la RDC fait face à des préoccupations sécuritaires liées notamment aux accusations d’ingérence rwandaise.
Il a également mis en cause l’attitude de l’ancien président Joseph Kabila face au Rwanda durant ses 18 années au pouvoir, lui reprochant de ne pas avoir publiquement condamné Kigali et son armée, selon son appréciation.
Abordant les relations entre l’ancien chef de l’État et le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le député national a soutenu que les accusations de trahison évoquées dans le débat politique relèveraient, selon lui, de préoccupations liées à la sécurité nationale plutôt que d’une hostilité personnelle.
Cette prise de position intervient dans un contexte de débats politiques autour de la déclaration de la C64 à Rome, de la représentativité des acteurs de l’opposition et des réponses à apporter aux défis sécuritaires auxquels la RDC est confrontée.
Mike Pakoto | TOP243NEWS