Kinshasa, 27 octobre 2026(TOP243NEWS).-Le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, a réceptionné officiellement, ce lund à Kinshasa, le rapport de la Cour des comptes relatif au contrôle de l’exécution de la loi de finances de l’exercice 2025. Le document lui a été remis par le Premier président de cette institution, Jimmy Munganga Ngwaka, lors d’une audience au Palais du Peuple, à Kinshasa.
Cette cérémonie s’est déroulée en présence du deuxième vice-président du Sénat, Basengesi Katitima, ainsi que de la rapporteure du Bureau, Néfertiti Ngudianza Bayokisa Kisula.
Au-delà de sa portée institutionnelle, cette transmission constitue une étape importante dans le contrôle parlementaire de la gestion des finances publiques en République démocratique du Congo.
Un contrôle budgétaire prévu par la loi
À l’issue de l’audience, le Premier président de la Cour des comptes, Jimmy Munganga Ngwaka, a expliqué que cette démarche répond à une obligation légale visant à permettre au Parlement d’exercer pleinement ses prérogatives en matière de contrôle de l’exécution du budget de l’État.
« La Cour des comptes est venue au Parlement aujourd’hui pour déposer son rapport à la suite du contrôle de l’exécution de la loi de finances de l’exercice 2025. C’est une obligation légale », a-t-il déclaré devant la presse.
Il a également rappelé que l’article 34 de la loi organique régissant la Cour des comptes confie à cette institution la mission d’assister le Parlement dans le contrôle de l’exécution de la loi de finances.
Le rapport transmis au président du Sénat contient ainsi les observations formulées par la Cour à l’issue de ses travaux de contrôle. Ces éléments sont appelés à être exploités par les parlementaires dans le cadre de leurs missions constitutionnelles.
Selon Jimmy Munganga Ngwaka, Jean-Michel Sama Lukonde s’est réjoui du respect des dispositions légales par la Cour des comptes, soulignant que le contrôle budgétaire relève des compétences du Parlement.
Le Sénat au cœur du contrôle des finances publiques
La réception de ce rapport rappelle le rôle central du Parlement dans le suivi de l’utilisation des ressources publiques. La loi de finances constitue, en effet, un instrument essentiel de la politique économique et budgétaire de l’État, puisqu’elle fixe les prévisions de recettes et autorise les dépenses publiques pour un exercice donné.
À travers l’examen des documents budgétaires et des rapports de contrôle, les parlementaires disposent d’éléments leur permettant d’apprécier la gestion des finances publiques, le respect des autorisations budgétaires et la mise en œuvre des politiques publiques.
Dans ce dispositif institutionnel, la Cour des comptes apporte son expertise en matière de contrôle financier, tandis que le Parlement exerce ses prérogatives de contrôle conformément à la Constitution et aux lois de la République.
Une étape importante pour le contrôle parlementaire
En réceptionnant ce rapport, Jean-Michel Sama Lukonde réaffirme la place du Sénat dans le mécanisme de contrôle de l’action publique et de la gestion des ressources de l’État.
Cette transmission ouvre une nouvelle étape dans l’exploitation parlementaire des conclusions du contrôle de l’exécution du budget 2025. Elle intervient dans un contexte où la transparence, la redevabilité et la bonne gouvernance des finances publiques demeurent des enjeux majeurs pour les institutions congolaises.
Le rapport de la Cour des comptes constitue ainsi un document de référence pour permettre aux élus d’examiner la gestion budgétaire de l’exercice écoulé et de contribuer au renforcement du contrôle des finances publiques en République démocratique du Congo.
Mike Pakoto | TOP243NEWS