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RDC:le Gouvernement lance la consultation nationale sur l’Assurance Maladie Obligatoire

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Kinshasa, 6 octobre 2026(TOP243NEWS).- Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a officiellement lancé, ce mardi à Kinshasa, les travaux de consultation et de sensibilisation consacrés à la mise en œuvre de l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO). Cette initiative réunit les représentants des institutions publiques, des travailleurs, des partenaires sociaux ainsi que les différentes forces vives de la Nation.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Jean-Pierre Lihau, Vice-Premier Ministre, Ministre de la Fonction publique, représentant la Première Ministre et Cheffe du Gouvernement, Judith Suminwa Tuluka. Le Ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Dr Samuel Roger Kamba, a également pris part aux travaux.

Au cours de cette rencontre, la représentante de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a présenté les principes, les mécanismes et les enjeux liés à l’Assurance Maladie Obligatoire, en la plaçant dans le cadre plus large de la Couverture santé universelle (CSU).

L’accent a notamment été mis sur la mutualisation des risques et la solidarité comme leviers essentiels pour renforcer la protection financière des populations face aux dépenses de santé.

Prenant la parole, le ministre Samuel Roger Kamba a réaffirmé la détermination du Gouvernement à garantir à chaque Congolais un accès équitable à des soins de santé de qualité, conformément à la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Pour le ministre, la Couverture santé universelle repose sur un principe fondamental : permettre à chaque citoyen, indépendamment de sa situation sociale, d’accéder aux soins dont il a besoin sans que la maladie ne constitue une menace pour l’équilibre financier de sa famille.

Une réforme structurelle du système de santé

La RDC s’est engagée dans une transformation progressive de son système de santé afin de créer les conditions nécessaires à une mise en œuvre efficace de la CSU.

Cette réforme repose notamment sur la création et l’opérationnalisation de plusieurs structures destinées à renforcer l’offre de soins, le financement du secteur, la disponibilité et la qualité des médicaments, la digitalisation ainsi que la régulation du système de santé.

Dans cette architecture, le Fonds de promotion de la santé est appelé à soutenir les investissements dans le secteur, tandis que le Fonds de solidarité de santé joue un rôle central dans la protection financière des populations dans le cadre de l’Assurance Maladie Obligatoire.

L’Agence nationale du médicament (ANAMED), l’Agence nationale d’ingénierie clinique et du numérique de la santé ainsi que les différents mécanismes de régulation de la CSU et du médicament viennent compléter ce dispositif.

Le Directeur général du Fonds de solidarité de santé a également apporté des éclairages sur le rôle de cette structure et sur les principaux enjeux liés au déploiement de l’AMO.

Élargir la mutualisation pour mieux protéger les ménages

Le Dr Samuel Roger Kamba a également insisté sur la nécessité d’élargir progressivement l’assiette de cotisation afin de renforcer la mutualisation des risques.

Cette orientation s’inspire notamment des expériences de plusieurs pays étudiées par les autorités congolaises, où une mutualisation plus large contribue au financement durable des soins et à l’amélioration de leur qualité.

Un enjeu particulièrement important en RDC, où le paiement direct des soins continue de représenter une lourde charge pour de nombreux ménages. Une maladie grave peut rapidement entraîner l’épuisement des économies familiales, le recours à l’endettement et, dans les situations les plus difficiles, un basculement dans la pauvreté.

Le Gouvernement entend ainsi accélérer l’extension de la Couverture santé universelle aux fonctionnaires et agents de l’État, mais également aux travailleurs de l’économie informelle, conformément au programme gouvernemental dirigé par Judith Suminwa Tuluka.

« Ne plus choisir entre se soigner et faire vivre sa famille »

Conscient de l’ampleur de la réforme et des éventuelles résistances qu’elle pourrait susciter, le ministre de la Santé a appelé l’ensemble des parties prenantes à accompagner le processus et à favoriser son appropriation nationale.

Institutions publiques, travailleurs, partenaires sociaux, secteur privé, société civile et forces vives sont invités à participer activement aux consultations afin de contribuer à la construction d’un système de santé fondé sur la solidarité, l’équité et la protection financière des ménages.

L’ambition affichée par le Gouvernement est claire : faire en sorte qu’en RDC, aucun Congolais ne soit contraint de choisir entre se soigner et préserver les ressources indispensables à sa famille.

Mike Pakoto | TOP243NEWS

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