
Kinshasa, 6 octobre 2026(TOP243NEWS).- Sous le haut patronage du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, la République démocratique du Congo a franchi, ce lundi, une nouvelle étape dans l’amélioration de la connaissance de son territoire et de son potentiel minier avec le lancement officiel du Programme de Cartographie Géophysique Aéroportée et Géologique de la RDC (PC2G-RDC).
La cérémonie s’est déroulée en présence notamment du Vice-Premier Ministre, ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, de l’ambassadrice d’Espagne en RDC ainsi que de plusieurs personnalités et acteurs du secteur minier.
Porté par le ministère des Mines sous la conduite de Louis Watum Kabamba, ce programme vise à approfondir la connaissance scientifique du sous-sol congolais afin de mieux orienter l’exploration, la planification et, à terme, la valorisation des ressources naturelles.
Une vaste campagne de données géoscientifiques
Coordonné techniquement par le Service géologique national du Congo (SGN-C), sous la tutelle du ministère des Mines, et financé par le Fonds minier pour les générations futures (FOMIN), le PC2G-RDC sera exécuté par la firme espagnole Xcalibur Multiphysics Group SL.
Prévu sur une période de 36 mois, le programme mobilisera huit aéronefs pour mener une importante campagne d’acquisition de données géophysiques.
Les opérations porteront notamment sur les données magnétiques, radiométriques, gravimétriques et électromagnétiques, destinées à améliorer la compréhension des structures géologiques du sous-sol congolais.
Plusieurs zones du territoire national sont concernées par cette campagne, notamment le Kongo Central, le Kwango, le Kwilu, le Grand Kasaï et le Grand Katanga.
Les données collectées feront ensuite l’objet de traitements et d’analyses approfondis, qui seront complétés par des travaux géologiques de terrain.
« Investir aujourd’hui dans la connaissance »
Pour le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, cette initiative constitue un investissement stratégique destiné à réduire les incertitudes liées à l’exploration minière.
«« Nous investissons aujourd’hui dans la connaissance pour réduire demain le coût, le risque et le temps nécessaires à l’exploration. »»
L’objectif affiché est de faire de la connaissance scientifique du sous-sol un véritable outil d’aide à la décision pour l’État et un facteur de visibilité pour les investisseurs.
Une meilleure connaissance géologique doit ainsi permettre de mieux identifier les zones présentant un potentiel, de réduire les risques liés aux premières phases de l’exploration et d’améliorer la planification des investissements.
Le ministre résume cette démarche en ces termes :
«« Mieux connaître pour mieux décider, mieux explorer pour mieux valoriser, mieux valoriser pour créer davantage de valeur et d’emplois. »»
Le transfert de compétences au cœur du programme
Au-delà de la collecte des données, le PC2G-RDC entend également renforcer l’expertise congolaise dans le domaine des géosciences.
Des géologues, chercheurs, techniciens et étudiants congolais seront associés au processus afin de favoriser le transfert de compétences et permettre au pays de renforcer ses capacités à produire, analyser et exploiter les données géoscientifiques relatives à son propre territoire.
L’enjeu est donc double : disposer de données scientifiques plus précises sur le sous-sol congolais et développer, parallèlement, une expertise nationale capable de les exploiter durablement.
Une base scientifique pour les futurs investissements
Le lancement du PC2G-RDC s’inscrit dans les efforts des autorités congolaises visant à améliorer la connaissance du patrimoine minier national et à renforcer la planification du secteur.
Pour le ministère des Mines, la cartographie géophysique doit contribuer à réduire les incertitudes de l’exploration, à améliorer la planification des activités minières et à identifier de nouvelles opportunités d’investissement.
Elle devrait également fournir à l’État une base scientifique plus solide pour orienter ses décisions en matière d’exploration, d’aménagement du territoire et de valorisation des ressources naturelles.
À travers ce programme, Louis Watum Kabamba place ainsi la connaissance géoscientifique au centre de la stratégie de développement du secteur minier, avec l’ambition de transformer progressivement les données sur le sous-sol en outils de décision, en opportunités économiques et en perspectives de création de valeur et d’emplois.
Cette démarche est conduite sous la coordination de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, et s’inscrit dans une approche mettant la science, l’expertise nationale et la connaissance du territoire au service d’une meilleure maîtrise du potentiel minier de la République démocratique du Congo.
Mike Pakoto | TOP243NEWS

