
Kinshasa,6 juin 2026 ( TOP243NEWS ).-Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à un changement majeur à la tête de l’administration militaire de la province de l’Ituri. Cette décision est contenue dans une ordonnance présidentielle lue vendredi sur les antennes de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC).
Le Général-Major Kasongo Mulumba Batoka Gaby a été nommé gouverneur militaire de l’Ituri, en remplacement du Lieutenant-Général Johnny Luboya Nkashama, qui dirigeait la province depuis l’instauration de l’état de siège en mai 2021.
Cette nomination intervient alors que l’Ituri demeure confrontée à une situation sécuritaire complexe, marquée par la persistance des violences armées dans plusieurs territoires. Depuis plus de cinq ans, l’état de siège reste en vigueur dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu afin de permettre une gestion exceptionnelle des défis sécuritaires qui secouent cette partie du pays.
Durant son mandat, le Lieutenant-Général Johnny Luboya Nkashama a mené plusieurs initiatives visant à restaurer l’autorité de l’État, notamment à travers la sécurisation de certains axes routiers stratégiques et la mise en œuvre de cadres de dialogue avec certains groupes armés locaux. Malgré ces efforts, les attaques et exactions attribuées à différents mouvements armés continuent de menacer les populations civiles.
Parmi les principaux groupes actifs dans la région figurent la Coopérative pour le Développement du Congo (CODECO), la Force Patriotique et Intégrationniste du Congo (FPIC) ainsi que les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), régulièrement accusés d’être à l’origine d’actes de violence contre les civils.
Avec l’arrivée du Général-Major Kasongo Mulumba Batoka Gaby, les attentes sont nombreuses quant à l’amélioration de la situation sécuritaire et au renforcement des opérations de stabilisation dans cette province stratégique de l’Est de la République démocratique du Congo.
Cette nouvelle nomination s’inscrit dans la volonté du Chef de l’État de redynamiser l’action des autorités placées sous le régime de l’état de siège, dans un contexte où les populations continuent d’aspérer à un retour durable de la paix et de la sécurité.
Willyeve Diakuantinu.
