
Bunia, 18 mai 2026 ( TOP243NEWS ).-La 17ᵉ épidémie d’Ebola déclarée en République démocratique du Congo continue de susciter des débats au sein des autorités sanitaires. Alors que le professeur Jean-Jacques Muyembe pointe des failles dans la détection précoce, le ministre de la Santé insiste sur la rapidité de la réponse gouvernementale.
Selon les données officielles, l’épidémie a déjà enregistré environ 80 décès et plus de 246 cas suspects, avec plusieurs cas confirmés de la souche Bundibugyo, une variante rare du virus Ebola.
Le professeur Jean-Jacques Muyembe, figure majeure de la lutte contre Ebola en RDC, a reconnu des insuffisances dans la détection initiale de l’épidémie.
Il a notamment indiqué que le système de surveillance n’a pas permis d’identifier rapidement les premiers cas, ce qui a retardé la riposte et facilité la propagation dans certaines zones de santé de l’Ituri.
Pour lui, la priorité reste d’interrompre rapidement les chaînes de transmission par la surveillance, le dépistage et l’isolement des cas.
De son côté, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, a confirmé les chiffres et souligné la mobilisation du gouvernement.
Selon lui, les analyses de l’INRB ont confirmé les cas positifs, une riposte nationale a été immédiatement déclenchée et les équipes d’intervention rapide ont été déployées dans les zones touchées.
Le ministre insiste aussi sur le fait que la RDC dispose désormais d’une expérience solide dans la gestion des épidémies d’Ebola, malgré la gravité de la situation actuelle.
Une différence d’approche apparaît entre les deux responsables dans le sens où
Muyembe met l’accent sur les faiblesses structurelles tandis que le ministre insiste sur la maîtrise opérationnelle et la rapidité de la riposte.
Cependant, les deux discours convergent sur un point central qui est la nécessité de casser la chaîne de transmission rapidement pour contrôler l’épidémie.
Il sied de préciser aussi que l’organisation mondiale de la santé a déjà qualifié cette flambée d’urgence de santé publique de portée internationale, appelant à un soutien global renforcé
Willyeve Diakuantinu.