
Kinshasa, 28 Avril 2026 ( TOP243NEWS ). -Le Ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, a coanimé lundi, un briefing presse au studio Maman Angebi de la RTNC, aux côtés du Directeur général de l’ARSP, Miguel Kashal Katemb. Cette rencontre avec les médias s’inscrit dans la volonté du gouvernement de renforcer la transparence et de vulgariser les avancées liées à la régulation de la sous-traitance, considérée comme un levier stratégique pour le développement économique national.

Dans son intervention, Patrick Muyaya a mis en avant la vision gouvernementale consistant à faire de la sous-traitance un moteur de croissance inclusive. Il a souligné que les réformes engagées visent à structurer un écosystème favorable aux PME congolaises, en créant des opportunités économiques durables. Le porte-parole du gouvernement a insisté sur l’importance d’un cadre réglementaire solide, capable de garantir l’équité entre entreprises principales et sous-traitants, tout en favorisant l’émergence d’une classe moyenne dynamique en République démocratique du Congo.
De son côté, Miguel Kashal Katemb a présenté des résultats qu’il qualifie de « significatifs » pour la période 2022-2025. Selon lui, le chiffre d’affaires généré par la sous-traitance est passé d’environ 300 millions USD à plus de 2 milliards USD en 2023. Cette progression s’explique notamment par les efforts de sensibilisation, le dialogue entre les acteurs économiques et la mise en œuvre effective de la loi sur la sous-traitance. Il a également mis en lumière le rôle du partenariat avec la Fédération des entreprises du Congo, qui a permis d’instaurer un climat de collaboration plutôt que de confrontation entre les parties prenantes.

Par ailleurs, plusieurs avancées structurantes ont été évoquées, notamment la création d’emplois formels grâce à l’enregistrement des entreprises sous-traitantes, ainsi que le partenariat entre l’ARSP et l’ONEM pour le partage des bases de données. Le Directeur général de l’ARSP a également rappelé que la sous-traitance ne se limite pas au secteur minier, mais s’étend à l’ensemble des secteurs d’activités, avec des opérations de contrôle déjà menées dans plusieurs provinces du pays.
À travers ces initiatives, le gouvernement congolais entend consolider les acquis et poursuivre les réformes afin de maximiser l’impact socio-économique de la sous-traitance. Pour Patrick Muyaya, l’enjeu dépasse la simple régulation : il s’agit de poser les bases d’une économie plus équitable, créatrice d’emplois et porteuse d’espoir pour les entrepreneurs locaux.
Willyeve Diakuantinu.