
Kinshasa, 26 Avril 2026 ( TOP243NEWS ).-Le Rassemblement des compagnons d’Étienne Tshisekedi pour le changement et le progrès social (RCET-CPS) a tenu son point de presse hebdomadaire samedi 25 avril 2026, axé sur deux principaux sujets : la récente sortie médiatique de Jean-Marc Kabund et la mission du président Félix Tshisekedi à la tête de la République démocratique du Congo.

Dans sa déclaration, le RCET-CPS n’a pas mâché ses mots à l’égard de l’ancien cadre politique Jean-Marc Kabund. Le mouvement qualifie sa récente intervention médiatique de « sortie ratée », dénonçant un discours jugé répétitif, sans innovation et empreint, selon eux, de « haine, d’amertume et de méchanceté verbale ».
Pour les responsables du regroupement, cette prise de parole n’apporte aucune proposition nouvelle au débat politique national. Ils estiment même que l’opposant « a raté une occasion de se taire », traduisant ainsi une rupture nette entre les anciens alliés politiques.
Abordant le second point, le RCET-CPS a défendu avec fermeté l’action du chef de l’État, affirmant que la mission de Félix Tshisekedi dépasse le cadre d’un simple mandat politique pour s’inscrire dans une « inspiration divine ».
Le mouvement appuie son argumentaire sur plusieurs éléments, notamment la mobilisation populaire observée lors de la proclamation des résultats de l’élection présidentielle de 2018, ainsi que les efforts engagés pour mettre fin à ce qu’il qualifie de « dictature kabilienne ».

Le RCET-CPS évoque également les avancées diplomatiques du pays, notamment le regain de crédibilité des institutions congolaises sur la scène internationale et les pressions exercées contre le Rwanda, accusé de soutenir des groupes armés dans l’est de la République démocratique du Congo.
Le regroupement a insisté sur les défis sécuritaires persistants, en particulier dans l’est du pays. Il estime que la mission présidentielle ne pourra être considérée comme achevée qu’après plusieurs objectifs majeurs : le retrait des forces étrangères, la fin des conflits armés, le rétablissement de la paix et de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire, ainsi qu’une meilleure maîtrise de l’exploitation des ressources naturelles.

Le RCET-CPS a également évoqué l’accord de Washington, présenté comme un cadre susceptible de renforcer la transparence dans la gestion minière et de favoriser un climat de paix durable dans la région.
Enfin, le mouvement se montre catégorique : il juge inopportun d’envisager de nouvelles élections tant que l’intégrité territoriale de la RDC n’est pas pleinement restaurée. Pour le RCET-CPS, la priorité absolue demeure la stabilisation du pays.
Ce point de presse a été signé par Jean-Pierre Lisanga Bonganga, coordinateur national du RCET-CPS, qui réaffirme ainsi l’engagement de la structure aux côtés du président de la République.
Willyeve Diakuantinu.