
Kinshasa, 20 octobre 2026 (TOP243NEWS).- Le Caucus des députés nationaux élus du Sud-Kivu a exprimé son opposition à la création du mouvement politico-militaire dénommé « Front pour la Refondation de la Nation » (FRN), présenté comme étant dirigé par l’ancien président de la République, Joseph Kabila Kabange. Les élus ont fait connaître leur position dans une déclaration politique lue par leur président, le député national, Prince Cokola Kantitima.
Dans cette déclaration, les parlementaires font part de leurs inquiétudes quant aux conséquences que pourrait avoir l’émergence de cette nouvelle structure sur la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Selon eux, cette initiative risque de compliquer les efforts déployés pour restaurer durablement la paix dans cette partie du pays, déjà affectée par les conflits armés.
Les élus invoquent la Constitution
Pour justifier leur position, les députés du Sud-Kivu se réfèrent notamment à l’article 64 de la Constitution congolaise, qui impose à tout Congolais le devoir de faire échec à toute prise ou à tout exercice du pouvoir par la force, en violation des dispositions constitutionnelles.
Ils réaffirment ainsi leur attachement à la souveraineté nationale, à l’intégrité territoriale et à l’unité de la République démocratique du Congo.
Le Caucus exprime également ses préoccupations concernant l’implication attribuée à Joseph Kabila dans cette initiative politico-militaire. Les élus mettent cette démarche en perspective avec les positions antérieurement exprimées par l’ancien chef de l’État au sujet de la situation sécuritaire dans la région.
Ils évoquent, par ailleurs, la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies ainsi que différents rapports d’organisations et d’institutions internationales relatifs à la crise sécuritaire dans l’est du pays.
Un appel à privilégier les initiatives de paix
Face à cette situation, les députés nationaux élus du Sud-Kivu appellent la population congolaise à défendre les valeurs républicaines et à privilégier les voies pacifiques pour parvenir à une refondation durable de la nation.
Ils soulignent notamment l’importance des initiatives diplomatiques en cours, dont les accords de Washington et de Doha, ainsi que l’initiative présidentielle en faveur d’un dialogue national inclusif.
Pour ces parlementaires, les efforts diplomatiques doivent contribuer à la recherche de solutions durables à la crise sécuritaire qui affecte l’est de la RDC. Ils estiment également que ces démarches doivent être accompagnées de mesures concrètes pour répondre aux besoins des populations touchées par les conflits.
Le Sud-Kivu au cœur des préoccupations humanitaires
Au-delà de leur prise de position politique, les élus ont renouvelé leur compassion et leur solidarité envers les populations du Sud-Kivu victimes des violences armées.
Ils rappellent les conséquences humaines et sociales de cette crise, marquée notamment par les déplacements forcés, les pertes en vies humaines et les difficultés auxquelles sont confrontées de nombreuses familles.
Le Caucus plaide ainsi pour une attention soutenue aux besoins humanitaires des populations affectées, insistant sur la nécessité d’associer les initiatives diplomatiques à des réponses concrètes sur le terrain.
Un soutien réaffirmé aux institutions de la République
En conclusion de leur déclaration, les députés nationaux élus du Sud-Kivu ont réaffirmé leur soutien au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en sa qualité de garant de la nation et des institutions de la République.
Leur message s’achève sur un appel à l’unité nationale et une invocation en faveur de la RDC, de la province du Sud-Kivu et de sa population.
« Umoja ni nguvu », une expression swahilie signifiant « L’unité fait la force », résume l’appel lancé par les parlementaires en faveur de la cohésion nationale.
À travers cette déclaration, le Caucus des députés nationaux élus du Sud-Kivu réaffirme son attachement à une République démocratique du Congo souveraine, unie et pacifique, tout en appelant à privilégier les solutions politiques et diplomatiques pour mettre fin à la crise dans l’est du pays.
Mike Pakoto | TOP243NEWS
