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Ebola en RDC: un dispositif pour renforcer les contrôles le long du fleuve Congo

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La République démocratique du Congo (RDC) veut accentuer sa surveillance épidémiologique à travers le dispositif « Fleuve Congo sans Ebola », avec le soutien de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

En République démocratique du Congo (RDC), les autorités renforcent la surveillance sanitaire le long du fleuve Congo. Avec l’appui de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), 40 points stratégiques doivent être mis en place sur le fleuve et d’autres grands axes de déplacement. Ils serviront à dépister les voyageurs, gérer les alertes et isoler temporairement les cas suspects.

Cette annonce intervient alors que l’incident du Yingfeng 2 a récemment testé le dispositif à Kinshasa. Ce bateau était soupçonné d’avoir eu à son bord des cas suspects. Des passagers avaient été contrôlés, sans qu’aucun cas d’Ebola ne soit détecté à bord.

Plus de 7 000 voyageurs ont depuis été dépistés en deux semaines au port de Bende-Bende, près de Kinshasa.

Un fleuve long de 4 700 kilomètres

Des contrôles existaient déjà avant cela. À la mi-juillet, l’OIM soutenait 27 points d’entrée et 76 points de contrôle en RDC. Plus d’1,6 million de dépistages y avaient été réalisés. Ils avaient permis de détecter 74 alertes, dont 61 avaient été vérifiées et orientées.

Mais une faille subsistait : l’organisation reconnaissait encore d’importants manques d’informations sur les déplacements par les voies fluviales, les ports informels et les autres points de passage. Or, le fleuve Congo s’étend sur plus de 4 700 kilomètres et relie entre 100 et 150 ports officiels ou informels.

Les 40 points stratégiques annoncés doivent donc renforcer le dépistage, la gestion des alertes et le transfert des cas suspects. Le dispositif prévoit aussi des espaces d’isolement temporaire, du matériel de protection et la formation des agents de première ligne.

À Kinshasa, des couloirs de dépistage et des stations de lavage des mains étaient déjà en construction à Ndolo et à Beach Onatra. Des évaluations avaient également été menées dans des installations de transport à Kisangani, dans le nord-est du pays.

Le projet doit enfin faciliter l’échange d’informations et la coordination avec les pays voisins partageant le corridor fluvial.

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