
Kinshasa , 12 mai 2026 ( TOP243NEWS ). – Le secrétaire général et président national a.i. de l’Union pour la démocratie et le progrès social, Augustin Kabuya, a livré une réponse musclée aux critiques formulées par plusieurs figures de l’opposition à la suite de la récente conférence de presse du président Félix Tshisekedi à la Cité de l’Union africaine.

Face aux médias, le patron du parti présidentiel a accusé certains opposants de « dénaturer » les propos du chef de l’État et de manipuler l’opinion publique. Dans une atmosphère tendue, il a affirmé vouloir « rétablir la vérité » après ce qu’il considère comme des « mensonges » relayés dans l’espace public.
La principale cible d’Augustin Kabuya a été Martin Fayulu. Rejetant les déclarations du leader de l’ECiDé, qui affirme avoir contribué à la survie politique de l’UDPS entre 2006 et 2010, Kabuya a dénoncé une « falsification de l’histoire politique ». Il a rappelé que l’UDPS avait boycotté les élections de 2006, période durant laquelle Fayulu évoluait déjà dans les institutions issues du processus électoral. Selon lui, Martin Fayulu se serait rapproché du parti d’Étienne Tshisekedi davantage pour se construire une notoriété politique que pour soutenir le combat de l’UDPS. Dans un ton particulièrement offensif, il a même affirmé que Fayulu avait été « fabriqué politiquement » par l’UDPS.

Le secrétaire général du parti présidentiel s’est également attaqué à Corneille Nangaa, qu’il accuse d’utiliser le thème du tribalisme pour discréditer le chef de l’État. Kabuya a défendu Félix Tshisekedi en soutenant qu’il serait « le président qui a le moins pratiqué le tribalisme » en RDC, citant plusieurs personnalités non originaires du Kasaï occupant des postes stratégiques au sein des institutions et des services de sécurité. Il a qualifié le discours de Nangaa de tentative de « désorientation et de conditionnement » de l’opinion publique contre le pouvoir en place.
Dans la même logique, Augustin Kabuya n’a pas épargné Delly Sesanga ni Olivier Kamitatu. Il a décrit Delly Sesanga comme un « frustré », estimant que ses critiques seraient liées à l’absence de poste ministériel dans les institutions actuelles. Quant à Olivier Kamitatu, il l’a accusé d’avoir abandonné son propre parti politique pour rejoindre une autre formation sans véritable vision politique.
À travers ces attaques, Kabuya a voulu démontrer que les critiques de l’opposition seraient motivées davantage par des intérêts personnels que par des convictions politiques.

Abordant enfin les appels de Martin Fayulu à des actions de terrain contre une éventuelle révision constitutionnelle, Augustin Kabuya a affiché une posture de fermeté. Il a prévenu que l’UDPS répondrait également par des actions politiques si l’opposition descendait sur le terrain. Tout en évitant de se prononcer clairement sur la question du référendum ou d’un changement de Constitution, il a insisté sur le fait que l’UDPS assume désormais pleinement son statut de parti au pouvoir. « L’UDPS ne peut pas se comporter comme un parti de l’opposition », a-t-il déclaré, illustrant ainsi le nouveau positionnement du parti présidentiel depuis l’arrivée de Félix Tshisekedi à la tête du pays.
Willyeve Diakuantinu.