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RDC:le RCET-CPS plaide pour un changement de la Constitution et appelle les institutions à agir

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Kinshasa, 1 mai 2026 (TOP243NEWS).- l’occasion d’un point de presse tenu jeudi, le Rassemblement des Compagnons d’Étienne Tshisekedi pour le Changement et le Progrès Social (RCET-CPS) a pris position de manière ferme sur le débat relancé autour de la révision ou du changement de la Constitution en République démocratique du Congo. Devant un parterre de journalistes, cette structure politique s’est imposée comme l’une des voix les plus déterminées à réclamer une refonte profonde de la loi fondamentale.

Dans son adresse, le RCET-CPS a rappelé que le débat, récemment ravivé sur les ondes de Radio France Internationale, notamment par Isaac Tshilumbayi et Olivier Kamitatu, a atteint un niveau de maturité suffisant pour déboucher sur des décisions concrètes. Pour ce regroupement, il ne s’agit plus simplement d’échanger des arguments, mais d’engager un processus institutionnel clair devant conduire à un changement effectif de la Constitution.

Se réclamant de l’héritage de Étienne Tshisekedi wa Mulumba, le RCET-CPS insiste sur le caractère non sacré de la Constitution actuelle. « Elle n’est ni la Bible, ni le Coran, encore moins la Torah », a martelé le mouvement, estimant que son changement constitue une nécessité vitale pour garantir la souveraineté et la pérennité de l’État congolais.

Le regroupement dénonce par ailleurs certaines dispositions constitutionnelles jugées dangereuses pour l’unité nationale. Il évoque notamment des articles qu’il considère comme hérités d’accords passés, susceptibles, selon lui, de favoriser des velléités de balkanisation du pays. Le RCET-CPS critique également l’article 220, qu’il estime verrouillé au profit d’acteurs spécifiques, limitant ainsi l’accès équitable à la magistrature suprême.

Sur le plan sécuritaire et électoral, le mouvement conditionne l’organisation effective des élections dans les délais constitutionnels à la restauration complète de l’intégrité territoriale, pointant du doigt la présence de forces étrangères, en particulier rwandaises, sur le sol congolais. Il appelle ainsi à une libération totale du territoire comme préalable à tout processus électoral crédible.

Enfin, le RCET-CPS s’est prononcé en faveur de la tenue d’un dialogue national inclusif, tout en excluant catégoriquement la participation des groupes armés et des acteurs impliqués dans les violences, les massacres ou l’exploitation illégale des ressources naturelles. Pour cette plateforme, seule une nouvelle Constitution, portée par des institutions responsables, pourra apaiser les tensions et répondre aux aspirations profondes du peuple congolais.

Par la voix de son coordonnateur national, Jean-Pierre Lisanga Bonganga, le RCET-CPS appelle ainsi les institutions de la République à « s’assumer » et à engager sans délai le processus devant conduire à l’adoption d’une nouvelle loi fondamentale. Un appel qui s’inscrit dans un contexte politique marqué par la montée des débats sur l’avenir institutionnel du pays.

Willyeve Diakuantinu.

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