
Kinshasa, 29 avril 2026 ( TOP243NEWS ).- Sous la conduite du président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, les députés nationaux ont déclaré recevables deux propositions de loi majeures portant sur la réforme de la profession d’huissier de justice et la modification du Code pénal congolais. La séance plénière, tenue au Palais du Peuple à Kinshasa, a été consacrée à l’examen des rapports de la Commission Politique, Administrative et Juridique (PAJ), marquant une étape importante dans le processus législatif.

Dans la conduite des travaux, Aimé Boji Sangara s’est distingué par une gestion rigoureuse et structurée des débats, veillant à maintenir un équilibre entre discipline parlementaire et liberté d’expression des élus. En fixant un délai de 48 heures pour le dépôt des amendements, il a imprimé un rythme soutenu aux travaux, traduisant une volonté claire d’accélérer les réformes tout en garantissant leur qualité.
La proposition de loi relative aux huissiers de justice introduit plusieurs modifications substantielles, notamment la révision de dispositions existantes et l’ajout de nouveaux articles visant à combler des lacunes juridiques. Elle consacre également la suppression de l’institution du « clerc », jugée peu encadrée, dans une logique de modernisation et de clarification des responsabilités au sein de la profession.

Parallèlement, la réforme du Code pénal congolais, héritée du décret du 30 janvier 1940, apporte des innovations notables, dont la suppression des « travaux forcés » et la réorganisation des catégories de peines, désormais réduites à sept. Cette évolution s’inscrit dans une démarche d’adaptation aux standards juridiques contemporains et aux exigences actuelles en matière de droits humains.

À l’issue de débats jugés animés mais constructifs, la plénière a validé la recevabilité des deux textes, ouvrant la voie à leur examen approfondi. Cette avancée confirme la dynamique impulsée par Aimé Boji Sangara, dont le leadership s’affirme dans la conduite des réformes structurantes au sein de l’Assemblée nationale.
Willyeve Diakuantinu