
Kinshasa,11 Mars 2026 (TOP243NEWS).-Le gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé la démobilisation de plus de 5 000 combattants issus de différents groupes armés. L’annonce a été faite lundi soir lors d’un briefing presse animé notamment par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, et le coordonnateur national du Programme National de Désarmement, Démobilisation, Relèvement Communautaire et Stabilisation (P-DDRCS).
Selon le coordonnateur national du programme, Jean de Dieu Désiré Ntanga, ces ex-combattants ont été identifiés, désarmés et démobilisés avant d’être réinsérés dans leurs communautés. Ils proviennent principalement des provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Tanganyika ainsi que de la périphérie de Kinshasa touchée par le phénomène Mobondo.
Dans le détail, 1 546 combattants ont été pris en charge dans la province de l’Ituri, 838 dans le Nord-Kivu, 653 dans le Tanganyika et 151 dans la zone située entre Kinshasa et le Maï-Ndombe. Au total, ces opérations ont permis d’enregistrer plus de 3 000 démobilisés pour l’année écoulée, un chiffre qui a ensuite évolué avec de nouvelles prises en charge.
Le responsable du P-DDRCS a également indiqué que le processus inclut la récupération et la traçabilité des armes et munitions. En collaboration avec les FARDC, près de 1 000 armes ont déjà été certifiées et stockées, tandis qu’environ 5 000 munitions de différents calibres, une quarantaine d’explosifs et plusieurs équipements militaires ont été collectés.
Pour sa part, Patrick Muyaya a souligné que la paix durable dans l’Est du pays passe par le désarmement et la réinsertion des combattants. Il a rappelé que les processus diplomatiques en cours, notamment à Washington et à Doha, intègrent également cet aspect afin de permettre à ceux qui déposent les armes de se reconvertir dans d’autres activités.
Créé par ordonnance présidentielle le 4 juillet 2021, le P-DDRCS vise à réduire l’activisme des groupes armés qui sévissent depuis plusieurs décennies dans l’Est de la RDC. Les autorités estiment que l’implication des communautés locales, des leaders traditionnels et religieux reste essentielle pour encourager les combattants à abandonner définitivement les armes.
Willyeve Diakuantinu.
