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RDC:Ève Bazaiba alerte sur une génération perdue née dans les camps de réfugiés

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Kinshasa, 17 Janvier 2026 ( TOP243NEWS ). –
‎La ministre d’État aux Affaires sociales, Ève Bazaiba, a lancé un cri d’alarme sur la situation des réfugiés congolais installés dans les camps du Burundi et de la Tanzanie. De retour d’une mission de terrain, elle a dressé lors d’un briefing tenu ce samedi à la RTNC, un tableau préoccupant de l’exil forcé des populations congolaises, marqué par une crise humanitaire qu’elle qualifie de dramatique et durable.

‎Selon la ministre, 28 nouveau-nés ont vu le jour en l’espace de 24 heures dans ces camps. Un chiffre qui, au-delà de la statistique, symbolise l’enracinement de l’exil et la naissance d’une génération entière loin de sa terre natale, dans des conditions de grande précarité.

‎Ève Bazaiba s’est également alarmée du sort des enfants âgés de 2 à 7 ans vivant dans ces camps. Dépourvus de repères identitaires, privés d’une éducation structurée et d’un accès adéquat aux services sociaux de base, ces jeunes Congolais grandissent dans un environnement qui compromet leur avenir et leur appartenance nationale.


‎Pour la ministre d’État, cette tragédie humaine est la conséquence directe de l’insécurité persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo. Elle pointe sans détour l’agression attribuée au Rwanda comme facteur principal des déplacements massifs de populations, contraignant des milliers de familles à l’exil et saturant les capacités d’accueil des pays voisins.

‎Face à cette situation, Ève Bazaiba a insisté sur l’urgence d’agir au-delà de l’assistance humanitaire ponctuelle. Elle appelle à une mobilisation nationale renforcée et à une pression internationale accrue afin de s’attaquer aux causes profondes de l’exil et permettre le retour des réfugiés dans des conditions de sécurité et de dignité.



‎Pour la ministre, l’enjeu dépasse la seule dimension humanitaire. Il s’agit, selon ses termes, de préserver l’identité nationale et d’éviter que des milliers d’enfants congolais ne grandissent définitivement déracinés, sans lien avec leur pays d’origine. Un appel qui se veut un signal fort adressé tant aux autorités nationales qu’à la communauté internationale.

‎Willyeve Diakuantinu.

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