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RDC:Guillaume Ngefa impose une méthode de rupture au service de l’État de droit

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Kinshasa,9Janvier 2026 ( TOP243NEWS ).-Cinq mois après sa nomination à la tête du ministère de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondo affiche un bilan marqué par des actes concrets et des réformes structurantes, rompant avec des années d’immobilisme dans le secteur judiciaire en République démocratique du Congo.

Lors d’un briefing de presse tenu le jeudi 8 janvier 2026, conjointement avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, le ministre d’État a mis en avant ce qu’il qualifie de priorités non négociables : la souveraineté juridique, la lutte contre la corruption et le rapprochement de la justice avec les citoyens.

Parmi les mesures phares figure l’initiation et la promulgation de la loi annulant tous les actes administratifs, juridiques et judiciaires posés par les rebelles de l’AFC/M23. Pour Guillaume Ngefa, cette ordonnance présidentielle constitue un véritable rempart juridique contre toute tentative de légitimation d’une rébellion armée.
« Il s’agit d’un principe de souveraineté absolue : aucun acte issu d’une occupation armée ne peut produire d’effets juridiques en RDC », a-t-il martelé, précisant que cette nullité restera valable même en cas de retour total de la paix.

Sur le front de la moralisation de la justice, le ministre annonce des chiffres sans précédent : 324 magistrats suspendus ou poursuivis pour corruption et spoliation en 2025, plusieurs condamnations disciplinaires et pénales, ainsi que la radiation d’un avocat impliqué dans une affaire de dépossession immobilière.

Guillaume Ngefa affirme avoir institutionnalisé la lutte contre les antivaleurs, notamment à travers l’envoi de nombreuses injonctions au Procureur général près la Cour de cassation et la réactivation de dossiers sensibles liés à la spoliation foncière, à la fraude minière et à la criminalité économique. Le Tribunal pénal économique et financier a également été rendu pleinement opérationnel.

Dans une logique de justice équilibrée, le ministre a annoncé la libération conditionnelle de 270 détenus, opérée dans le strict respect de la loi, afin de réduire la surpopulation carcérale. Parallèlement, 100 officiers de police judiciaire ont été formés et déployés, et plus de 2.500 magistrats sont en voie d’affectation.

Se définissant comme un « ministre de proximité », Guillaume Ngefa dit avoir effectué des descentes dans une vingtaine de localités pour mieux appréhender les réalités du terrain. Cette approche vise, selon lui, à restaurer la confiance entre la justice et la population, longtemps éprouvée par les abus et les lenteurs judiciaires.

Juriste chevronné et ancien cadre des Nations unies, Guillaume Ngefa Atondo incarne aujourd’hui une volonté de rupture et de rigueur dans un secteur clé de l’État. Sans effets d’annonce, mais avec des décisions mesurables, il tente d’imprimer une nouvelle dynamique à la justice congolaise, au cœur du combat pour l’État de droit.

Willyeve Diakuantinu.

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