
Kinshasa, 4 janvier 2026 – (TOP243NEWS).-Aux premières heures du 3 janvier 2026, les forces américaines ont mené des frappes militaires au Venezuela, marquées par l’opération “Absolute Resolve”, qui ont abouti à l’arrestation du président Nicolás Maduro et de son épouse. Cette opération, exceptionnelle par son ampleur, a été justifiée par Washington comme une action contre des activités criminelles présumées et un moyen de rétablir la stabilité.
La réaction internationale a été immédiate et contrastée. Plusieurs pays, dont la Chine, la Russie et l’Afrique du Sud, ont dénoncé une violation du droit international et de la souveraineté vénézuélienne, appelant à une réponse du Conseil de sécurité des Nations Unies. D’autres ont appelé à une désescalade. Cette divergence d’opinions illustre les fragilités de l’ordre international actuel.
Cette dynamique ne se limite pas en Amérique latine. En Afrique de l’Ouest, les États‑Unis ont également mené des frappes contre des groupes extrémistes armés au Nigeria, ciblant notamment des militants liés à l’État islamique, dans un effort déclaré de protéger des populations civiles menacées par des violences généralisées. La coopération avec les autorités nigérianes a été affirmée, même si Abuja insiste sur le fait que l’action n’était pas spécifiquement motivée par des considérations religieuses.
Ces interventions américaines contrastent fortement avec la situation sécuritaire en Afrique centrale, particulièrement dans l’Est de la RDC. La crise congolo‑rwandaise, avec la présence persistante de groupes armés tels que l’AFC/M23 malgré les annonces de retrait, continue de faire planer une incertitude majeure sur la paix régionale. Kinshasa a dénoncé cette absence de retrait réel, soulignant que de nombreux combattants restent actifs autour d’Uvira, entraînant des tensions entre forces régulières et groupes armés.
Dans un contexte international de plus en plus mouvementé, les récentes décisions militaires des États‑Unis au Venezuela et au Nigeria ainsi que la crise persistante entre la République démocratique du Congo et le Rwanda constituent des signaux forts d’un monde où les enjeux sécuritaires, politiques et géopolitiques se croisent violemment.
Les problématiques récurrentes de l’instabilité en Afrique centrale invitent les USA à une réflexion sur les normes internationales et les réponses aux crises régionales.
John Wanyanga.


