
Kinshasa, 17 Décembre 2025 ( TOP243NEWS ). – La tension monte autour des barrages africains qualificatifs pour la Coupe du monde 2026. La Fédération nigériane de football (NFF) a officiellement saisi la FIFA pour demander la disqualification de la République démocratique du Congo, accusant les Léopards d’avoir aligné des joueurs prétendument inéligibles lors du barrage.
Selon le recours introduit par Abuja, jusqu’à neuf joueurs congolais seraient concernés, parmi lesquels Aaron Wan-Bissaka, Axel Tuanzebe, Arthur Masuaku ou encore Charles Sadiki. La fédération nigériane soutient que la législation congolaise ne reconnaît pas la double nationalité, ce qui impliquerait, selon elle, une obligation de renonciation préalable à toute autre nationalité avant de représenter la RDC. « Ils sont très nombreux à détenir des passeports européens. Les règles sont très claires. Nous avons soumis notre réclamation à la FIFA », a déclaré Mohammed Sanusi, président de la Fédération nigériane de football.
Face à ces accusations jugées graves, Hérita Ilunga, ancien international congolais et figure respectée du football africain, est sorti du silence avec une réaction ferme et argumentée. Pour lui, la plainte du Nigeria repose sur une confusion volontaire ou involontaire entre droit civil et réglementation sportive. « La FIFA ne raisonne pas en termes de nationalité juridique, mais en nationalité sportive », a-t-il rappelé, balayant ainsi l’argument central de la NFF.
Un point crucial, car les règlements de la FIFA se basent avant tout sur l’éligibilité sportive des joueurs, lieu de naissance, nationalité des parents, parcours international antérieur, et non sur les lois internes relatives à la double nationalité des États.
Allant plus loin, Hérita Ilunga a affiché une confiance totale dans la conformité du dossier congolais, invitant même les Super Eagles à revoir leurs priorités sportives. « Si c’est vrai, je vous conseille, chers frères Nijas, de vous concentrer plutôt sur la CAN 2025 », a-t-il lancé, dans une sortie médiatique qui n’est pas passée inaperçue.
Cette déclaration, à la fois provocatrice et assumée, illustre la sérénité du camp congolais face à une procédure perçue comme une tentative de déstabilisation avant des échéances décisives.
Du côté de Kinshasa, la position est claire : la RDC estime être en parfaite conformité avec les règlements de la FIFA. La balle est désormais dans le camp de l’instance mondiale, seule habilitée à trancher ce contentieux.
Willyeve Diakuantinu.