
Kinshasa, 16 Décembre 2025 ( TOP243NEWS ). – Après un mois à la tête de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara a profité de la clôture de la session ordinaire de septembre 2025, essentiellement budgétaire, pour dresser un premier bilan jugé à la fois dense, structurant et porteur d’espoir pour la Chambre basse du Parlement. Aux côtés de son Bureau, le nouveau Speaker a imprimé une marque caractérisée par la stabilité institutionnelle retrouvée, une production législative soutenue et une diplomatie parlementaire offensive.
Élu dans un contexte institutionnel délicat, marqué par la démission inédite de deux membres du Bureau, Aimé Boji Sangara a rapidement relevé le défi de la cohésion interne. En l’espace de quelques semaines, son leadership a permis de restaurer un climat d’apaisement, de dialogue et de confiance, salué par l’ensemble des groupes parlementaires. Dans son discours, le président de l’Assemblée nationale a mis en avant la maturité politique des députés nationaux, estimant que cette période de turbulence a finalement renforcé l’attachement de l’institution aux valeurs démocratiques et à la légalité républicaine.
Sur le plan législatif, malgré un calendrier contraint, le Bureau de l’Assemblée nationale, sous l’impulsion de son président, affiche un bilan chiffré significatif. En un mois, neuf propositions de lois et six projets de lois ont été examinés et envoyés aux commissions compétentes. Cinq lois majeures ont été adoptées, dont la loi de finances pour l’exercice 2026 et la loi portant reddition des comptes 2024, illustrant la centralité du rôle budgétaire de la Chambre basse.
Parallèlement, le contrôle parlementaire a connu une relance notable : trois questions d’actualité débattues en plénière, 96 questions écrites adressées aux membres du Gouvernement et 18 demandes d’auditions. Une dynamique que le président Aimé Boji Sangara et son Bureau entendent consolider, afin de faire de l’Assemblée nationale une institution vigilante et pleinement conforme à sa mission constitutionnelle.
Sous cette nouvelle gouvernance, les commissions permanentes ont également intensifié leurs travaux sur des textes structurants touchant à des domaines clés tels que la justice, la santé publique, la sécurité, les droits sociaux, la gouvernance économique, la réforme des marchés boursiers, les jeux de hasard ou encore la justice transitionnelle.
Sur le terrain de la diplomatie parlementaire, le président de la Chambre basse s’est distingué par une action soutenue, en appui à la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. À Durban, lors du Forum parlementaire de la SADC, comme à Abidjan, en marge de l’investiture du président ivoirien réélu, Aimé Boji Sangara a porté avec fermeté la voix de la RDC, dénonçant l’agression rwandaise dans l’Est du pays, l’exploitation illicite des ressources naturelles et appelant à une mobilisation régionale et internationale pour une paix juste et durable.
Face à la persistance de l’insécurité dans l’Est de la RDC, le président de l’Assemblée nationale, au nom de son Bureau et de l’ensemble des députés, a réaffirmé la solidarité indéfectible de la Chambre basse avec les populations affectées, tout en appelant à l’unité nationale et au soutien aux FARDC et aux Wazalendo engagés sur le front de la défense du territoire.
Bien avant le discours de clôture de son président, l’Assemblée nationale avait procédé à la validation du mandat du suppléant de feu Kitebi KIBOL’ MVUL Patrice, ainsi qu’à l’examen et à l’adoption des rapports des commissions mixtes paritaires Assemblée nationale–Sénat sur plusieurs textes clés, illustrant la continuité du travail parlementaire.
Un mois seulement après sa prise de fonction, Aimé Boji Sangara, épaulé par un Bureau engagé, affiche une ambition claire : faire de l’Assemblée nationale une institution stable, productive, responsable et résolument tournée vers la défense de la souveraineté nationale, la paix et l’intérêt supérieur du peuple congolais.
Willyeve Diakuantinu.