
Kinshasa , 13 Décembre 2025 ( TOP243NEWS ).- À la veille de la clôture de la session parlementaire de septembre, l’activité législative s’est intensifiée à l’Assemblée nationale. Réunie en séance plénière le vendredi 12 décembre, la Chambre basse du Parlement a autorisé la prorogation de l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, tout en déclarant recevables deux propositions de loi majeures, l’une relative à l’élevage en République démocratique du Congo, l’autre portant modification et complément de la loi sur le Code du travail.
La plénière, dirigée par le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso Nkodia, a débuté par l’adoption de l’ordre du jour. Plusieurs motions d’information ont ensuite été présentées par des députés nationaux, notamment sur la dégradation de la situation sécuritaire à Uvira et dans l’ensemble de la province du Sud-Kivu.
S’agissant de la prorogation de l’état de siège, le projet de loi y afférent a été défendu par le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko. Après un long débat, la plénière a déclaré le texte recevable et l’a adopté à une large majorité : 367 voix pour, 11 contre, sur 378 députés présents.
La séance s’est poursuivie avec la présentation de deux propositions de loi. La première, portant principes fondamentaux relatifs à l’élevage en RDC, est initiée par Sosthène Mamobi Katsongo. La seconde, introduite par Patrick Eshiba Kasemuana, vise à modifier et compléter la loi n°015-2002 du 16 octobre 2002 portant Code du travail, telle que modifiée à ce jour.
Prenant la parole, Sosthène Mamobi a souligné le bien-fondé de sa proposition de loi, estimant que plus de six décennies après l’indépendance, la RDC demeure mal positionnée en matière de santé et de sécurité alimentaire et animale. Selon lui, le développement du secteur de l’élevage constitue un défi majeur pour la diversification et la relance de l’économie nationale. Il a, à cet effet, déploré l’obsolescence de l’arsenal juridique actuel, souvent inadapté aux dispositions constitutionnelles en vigueur ainsi qu’aux traités et accords internationaux ratifiés par le pays.
Quant à la proposition de loi modifiant le Code du travail, son initiateur a relevé que l’évolution socio-économique et les normes internationales du travail rendent certaines dispositions de la loi actuelle inadaptées. Cette situation engendre, selon lui, des disparités dans la protection sociale de la main-d’œuvre, en particulier celle évoluant sous un statut précaire. D’où la nécessité d’une réforme visant à renforcer la protection sociale de cette catégorie de travailleurs.
À l’issue des débats, qualifiés de houleux, les deux propositions de loi ont été déclarées recevables. Elles ont été transmises, respectivement, à la commission Environnement, Tourisme, Ressources naturelles et Développement, ainsi qu’à la commission mixte Politico-administrative et juridique (PAJ) et socio-culturelle pour un examen approfondi.
La prochaine séance plénière est annoncée pour le lundi 15 décembre et sera consacrée à la clôture de la session parlementaire de septembre, essentiellement axée sur les questions budgétaires.
Willyeve illyeve Diakuantinu.