
Belém,17 Novembre 2025 ( TOP243NEWS ).- Le pavillon national de la République démocratique du Congo a vibré, vendredi, au rythme d’une intervention très remarquée du Ministre de l’Emploi et Travail, Ferdinand Massamba Wa Massamba , à l’occasion de la COP30. Accueilli en zone bleue par Arlette Bahati Tito, Ministre déléguée à la Nouvelle Économie du Climat, le patron de l’Emploi a rejoint les autorités congolaises présentes pour porter haut une vision innovante : celle d’une transition écologique créatrice d’emplois dignes et protecteurs.
Prenant la parole devant un public composé de partenaires internationaux, de délégués de haut rang et de cadres de l’INPP, le Ministre Massamba Wa Massamba a livré un discours fort, centré sur le thème :
« Protéger les ressources naturelles par la création d’emplois verts pour une classe moyenne congolaise forte ».
Sa prise de position a été accueillie par plusieurs salves d’applaudissements, tant elle répond à une préoccupation croissante : celle des conditions de travail souvent précaires dans les secteurs liés à l’environnement et à l’exploitation des ressources. Le Ministre a insisté sur le fait que la transition écologique n’a de sens que si elle s’accompagne de normes sociales strictes, de formations qualifiantes et de mécanismes de protection des travailleurs, particulièrement exposés aux abus dans les filières émergentes des métiers verts.
Deux instruments structurants ont été mis en avant comme piliers de cette transformation :
Le Répertoire des métiers verts,
Le Plan national de développement des emplois verts,
tous deux officialisés par un arrêté interministériel signé conjointement avec la Ministre de l’Environnement.
Ces outils, selon le ministre, constituent non seulement un cadre pour structurer le secteur, mais aussi un rempart essentiel contre l’exploitation des travailleurs, en définissant clairement les compétences, les référentiels de formation et les standards de travail acceptables. Pour Ferdinand Massamba Wa Massamba , « aucune économie verte n’est durable si ceux qui la construisent ne sont pas protégés, bien formés et équitablement rémunérés ».
L’un des moments forts de son intervention a été l’annonce de l’objectif phare du Plan :
Former 100 000 jeunes d’ici 2030, dont 20 000 originaires des zones en conflit.
Une ambition qui associe la protection de la nature à la création d’une classe moyenne solide, mais aussi à la pacification durable du pays, en offrant aux jeunes congolais une alternative professionnelle digne, sécurisée et tournée vers l’avenir.
Revigoré par l’enthousiasme constaté à Belém, le Ministre repart avec une série d’engagements renouvelés de la part des partenaires internationaux. Pour beaucoup, la démarche portée par Massamba Wa Massamba apparaît désormais comme la réponse attendue aux défis persistants de précarité, d’exploitation et de manque de régulation dans plusieurs segments du marché du travail congolais, particulièrement dans les activités liées à l’environnement et aux ressources naturelles.
En mettant l’accent sur la dignité du travailleur, la structuration des métiers verts et la formation massive des jeunes, le Ministre s’affirme comme l’un des artisans majeurs de la transformation socio-écologique voulue par le Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo . Une vision où la protection des ressources naturelles rime avec justice sociale et progrès collectif.
Willyeve Diakuantinu.

