
Kinshasa, 11 Novembre 2025 ( TOP243NEWS ).- La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a reçu lundi le Ministre des Droits humains, Samuel Mbemba, accompagné de la Commission interministérielle d’aide aux victimes et d’appui aux réformes (CIA-VAR) ainsi que du Fonds national des réparations des victimes sexuelles liées aux conflits (FONAREV).
L’objectif de cette rencontre était de présenter les conclusions de la 85ᵉ session ordinaire de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), tenue à Banjul, en Gambie, du 17 au 19 octobre 2025, et à laquelle la République Démocratique du Congo avait pris part activement.
Selon le Ministre Samuel Mbemba, la Commission africaine a fermement condamné les violations graves et massives des droits humains survenues en RDC au cours des dernières décennies, évoquant des crimes internationaux assimilables à un génocide.
Le Forum des ONG, organisé en marge de cette session, a également reconnu et dénoncé les actes de génocide perpétrés contre certaines communautés dans l’Est du pays, appelant à la création d’une juridiction spéciale pour juger les responsables, en collaboration avec l’Union africaine et les Nations Unies.
La Commission a, par ailleurs, encouragé la coopération renforcée entre le gouvernement congolais et la Cour pénale internationale (CPI), afin de garantir la lutte contre l’impunité.
En réceptionnant les résolutions officielles de la CADHP, la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a salué « une avancée significative dans la quête de justice et de reconnaissance des souffrances vécues par le peuple congolais ». « Le gouvernement reste déterminé à œuvrer pour la vérité, la justice et la réparation en faveur des victimes », a-t-elle déclaré, réaffirmant ainsi la volonté de Kinshasa de faire triompher la justice internationale et la mémoire nationale.
La CADHP a, dans son rapport, tiré la sonnette d’alarme sur la situation humanitaire en RDC : plus de 9.000 morts, 700.000 réfugiés dans les pays voisins, 7 millions de déplacés internes, et 11.444 victimes de violences basées sur le genre recensées rien qu’au Sud-Kivu.
Face à cette crise persistante, la Cheffe du Gouvernement a rappelé les efforts diplomatiques et humanitaires menés sous la direction du Président de la République pour mobiliser la communauté internationale autour de la reconnaissance du génocide congolais et du besoin urgent de justice transitionnelle.
Cette reconnaissance par la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples marque un tournant historique pour la République Démocratique du Congo, qui voit enfin ses plaies anciennes mises en lumière sur la scène internationale.
Le gouvernement promet désormais de transformer ces résolutions en actions concrètes, à travers le renforcement du système judiciaire, le soutien aux victimes et la consolidation d’une paix durable dans les provinces meurtries par les conflits.
Willyeve Diakuantinu.

