
Belem, 6 Novembre 2025 ( TOP243NEWS ).-Le Président de la République Démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, est arrivé dans la nuit du mercredi à Belem, capitale de l’État du Pará, au nord du Brésil, pour prendre part à la 30ᵉ Conférence des Parties sur le changement climatique (COP 30). Cet événement mondial réunit cette semaine plus de 143 pays, dont une centaine de Chefs d’État et de gouvernement, venus débattre des solutions urgentes à apporter à la crise climatique.
Reconnue comme l’un des trois grands « poumons verts » de la planète, aux côtés de l’Amazonie et du Bornéo-Mékong, la République Démocratique du Congo joue un rôle stratégique dans la régulation du climat mondial. Avec plus de 155 millions d’hectares de forêts, soit près de 10 % des forêts tropicales de la planète et 38 % du couvert forestier africain, la RDC se positionne comme un acteur clé dans la lutte contre le réchauffement climatique.
C’est fort de cette responsabilité écologique majeure que le Président Félix Tshisekedi est venu défendre la vision de la RDC comme « pays-solution ». Son intervention très attendue devant les dirigeants du monde portera sur une approche cohérente, visible et efficace, soutenue par des engagements financiers concrets en faveur de la préservation du Bassin du Congo et de la gestion durable du carbone.
Le Chef de l’État congolais entend obtenir une reconnaissance renforcée du rôle du Bassin du Congo, deuxième plus grand massif forestier au monde, dans la stabilisation du climat global. Il présentera également un dispositif national de gouvernance du carbone visant à garantir une gestion transparente, équitable et souveraine des ressources naturelles du pays.
En marge du sommet, le Président Tshisekedi aura un entretien en tête-à-tête avec son homologue brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva, hôte de cette COP 30. Cette rencontre s’inscrit dans la continuité de leurs échanges initiés en 2023 à Belem même, autour de la création d’une coalition stratégique entre les trois grands bassins forestiers du monde : le Congo, l’Amazonie et le Bornéo-Mékong.
Cette dynamique Sud-Sud vise à renforcer la solidarité écologique entre les nations détentrices de forêts tropicales, à mutualiser les stratégies de préservation et à revendiquer une juste compensation financière internationale pour leurs contributions à la survie de la planète.
Pour le Président brésilien Lula da Silva, cette COP 30 doit être celle de la mise en œuvre effective de l’Accord de Paris. Dix ans après son adoption, les États sont appelés à présenter des contributions déterminées au niveau national (CDN) plus ambitieuses et réalisables.
La présence du Président Félix Tshisekedi à Belem traduit la détermination de la RDC à peser davantage dans les décisions internationales sur le climat, tout en affirmant son rôle de gardien du Bassin du Congo, véritable patrimoine écologique mondial.
Willyeve Diakuantinu.

