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RDC:Ronald Kisamba, Elvis Atsongya et Kévin Ngunga lancent une pétition pour la reconnaissance du génocide congolais et la réparation des victimes

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Kinshasa, 27 septembre 2025 (TOP243NEWS).- Un mouvement politique et citoyen prend de l’ampleur autour de la reconnaissance du génocide congolais. Menés par les députés Ronald Kisamba et Elvis Atsongya Kiyaya, plusieurs élus nationaux et provinciaux ont lancé une pétition nationale visant à appuyer la campagne du Président de la République pour une reconnaissance internationale de ce drame silencieux.

Le jeudi dernier , les deux parlementaires ont rencontré Kévin Ngunga Makiedi, Directeur Général adjoint du Fonds National de Réparation des Victimes des violences graves (FONAREV), pour discuter de la coordination des actions sur le terrain. Au cœur des échanges : le processus de réparation, l’implication des élus dans la sensibilisation et la mobilisation de la population.

Cette initiative vise à élargir l’action du FONAREV et de la Cellule Interministérielle d’Appui aux Victimes des Atrocités et Réparations (CIA-VAR). L’accent est particulièrement mis sur les victimes du conflit à Kwamouth, lié au phénomène Mobondo. À ce jour, 500 000 victimes ont été identifiées, dont 37 714 sont reconnues bénéficiaires de décisions judiciaires, tandis que 79 766 déplacés ont été pris en charge dans des villes comme Goma, Bunia, Kisangani et Uvira.

Le FONAREV a également lancé une opération pilote dans la région du Kasaï, où 13 220 victimes ont été recensées dans le cadre d’un programme de réparation expérimentale. L’objectif est d’étendre ce modèle sur tout le territoire national, avec un appui renforcé des parlementaires pour faire pression sur les instances nationales et internationales.

Le député provincial Ronald Kisamba, très engagé dans cette démarche, a plaidé pour l’établissement d’un Tribunal Pénal International pour le Congo, ou à défaut, une juridiction spécialisée. « Vérité, Justice et Réparation » reste son credo, dénonçant « le silence coupable de la communauté internationale » qu’il qualifie de « tache sur la conscience collective ».

Pour sa part, Elvis Atsongya a insisté sur l’importance d’un travail de mémoire et d’une réparation multidimensionnelle, incluant des compensations économiques, psychologiques, symboliques et communautaires. Il estime que la fin du cycle de violence passe par la reconnaissance historique et la réparation effective des préjudices subis par les populations congolaises.

L’alliance entre les élus et les institutions comme le FONAREV symbolise une nouvelle dynamique en faveur des victimes. Elle traduit une volonté de passer de la dénonciation à l’action concrète, dans un pays encore meurtri par des décennies d’impunité. Le combat continue, mais l’élan est lancé.

John wanyanga.

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