
Kinshasa, 20 Septembre 2025 (TOP242NEWS).-Après plusieurs mois d’instabilité interne et de tensions fratricides, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS/Tshisekedi) semble avoir franchi une étape décisive sur le chemin de l’unité et de la réconciliation. inviter par le chef de l’État, le deux figures des figures de poids du parti, le Secrétaire Général Augustin kabuya et son Adjoint Deo Bizibu Balola et d’autres cadres influents, ils ont été appelés à tourner la page des divisions et à restaurer l’esprit fondateur du parti.
Cette initiative, qualifiée de salutaire par de nombreux observateurs, intervient dans un contexte où les tentatives antérieures de rapprochement ont systématiquement échoué. La méfiance réciproque, les querelles de positionnement et la lutte acharnée pour le contrôle de l’appareil ont longtemps miné la stabilité de la formation politique au pouvoir. Pourtant, le ton adopté ce samedi se veut apaisant, constructif et porteur d’un espoir renouvelé.
Dans un message, les signataires rappellent que l’histoire de l’UDPS ne commence pas avec la génération actuelle. Ils insistent sur l’importance de protéger l’héritage du défunt Dr Étienne Tshisekedi wa Mulumba, dont la mémoire reste le socle de l’identité politique du parti. « Chacun doit s’engager à construire plutôt qu’à détruire », ont-ils martelé, en appelant à bannir les discours de haine, de division et de désordre.
La portée symbolique de cette réconciliation est renforcée par la date choisie : le 20 septembre, une journée de deuil et de mémoire pour l’UDPS, marquée en 2016 par la répression sanglante de militants sous le régime précédent. Cette année, à la même heure, le parti tente de refermer ses blessures internes et de repartir sur des bases plus saines. Un choix de date fort, qui souligne la volonté de redonner sens à la lutte politique initiale.
Néanmoins, certains analystes appellent à la prudence. Une image partagée dans les médias évoque clairement que cette réconciliation n’est pas la première tentative d’apaisement. Si cette dynamique échoue à nouveau, elle risque d’exacerber les fractures internes et d’armer politiquement les adversaires du président Tshisekedi. La réussite dépendra donc de la sincérité des acteurs et de la capacité du parti à gérer les ambitions individuelles dans un cadre collectif.
Pour rappel, lors de la première division, Déo Bizibu avait lancé un message de pardon mutuel, est un appel fort à l’unité. Il avait présenté ses excuses à ceux qu’il aurait pu blesser, tout en tendant la main à ceux qui lui ont causé du tort. Une posture rare en politique congolaise, souvent marquée par la rancune et l’affrontement. Cette posture renforce l’idée que l’UDPS veut redevenir un exemple de démocratie interne et de cohésion dans un paysage politique souvent fragilisé par les divisions.
En rappelant que même les groupes armés dans l’est du pays ont fini par déposer les armes pour favoriser la paix, les leaders de l’UDPS insistent sur la nécessité, pour leur parti, d’emprunter le chemin de la sagesse. « Si les belligérants ont pu faire la paix, nous le devons aussi », peut-on lire dans le communiqué.
En somme, ce retour à l’unité, s’il se confirme dans les actes, pourrait redonner à l’UDPS l’élan nécessaire pour affronter les échéances politiques à venir avec discipline, vision et cohésion. Mais si les vieilles habitudes ressurgissent, cette tentative, comme les précédentes, ne sera qu’un épisode de plus dans l’histoire tourmentée d’un parti qui a pourtant les clés de la stabilité nationale entre ses mains.
John Wanyanga.