
Kinshasa, 15 Septembre 2025(TOP243NEWS).-Dans une atmosphère studieuse, la session ordinaire de septembre a démarré sur un temps fort : la remise officielle du projet de loi de finances pour l’exercice 2026. Cet acte marque l’entrée dans une période cruciale de délibérations budgétaires, qui mobilisera les élus nationaux durant les prochaines semaines.
C’est dans ce contexte que le Président de l’Assemblée Nationale, le Professeur Vital Kamerhe, a salué la transmission de ce document jugé fondamental. Il a rappelé qu’il s’agit de l’axe central des travaux parlementaires de cette session, en droite ligne avec les attentes de la population. « Nous avons promis aux Députés, après les consultations de tous les caucus, d’organiser une conférence élargie avec l’équipe sur les questions du Budget et des Finances », a-t-il précisé.
Vital Kamerhe a aussi évoqué les efforts du Bureau pour recueillir des rapports détaillés sur les réalités de terrain depuis leur investiture. Ces données, recueillies auprès des circonscriptions électorales, permettront d’orienter les discussions afin que le budget 2026 réponde au mieux aux priorités locales et nationales.
Selon les chiffres annoncés par la cheffe du Gouvernement, l’enveloppe budgétaire pour l’exercice 2026 est estimée à 59 000 milliards de francs congolais, soit environ 20,3 milliards de dollars américains. Cela représente une hausse de 16 % par rapport au budget précédent. Judith Tuluka a souligné que ce budget se veut ambitieux, centré sur l’amélioration des conditions de vie des Congolais à travers la poursuite de réformes et d’investissements prioritaires.
Parmi les axes stratégiques retenus, le Gouvernement met en avant le renforcement des services sociaux de base (éducation, santé, protection sociale), la consolidation de la sécurité, la couverture du service de la dette, les transferts aux entités territoriales décentralisées ainsi que la poursuite des grands travaux d’infrastructures et d’électrification.
Une précision a été faite concernant la ligne budgétaire de l’agriculture, qui semble en baisse. La Première ministre a expliqué qu’il s’agit d’un simple redéploiement des crédits vers d’autres structures d’exécution, notamment le Ministère du Plan et le Programme de développement local des 145 Territoires, conformément à la nouvelle nomenclature budgétaire.
La balle est désormais dans le camp des élus. La Commission Économique et Financière (ECOFIN) a été désignée comme première instance chargée d’examiner le texte. Elle devra analyser, proposer des amendements, puis rédiger un rapport qui sera présenté en plénière pour débat et adoption.
Conformément à la procédure législative, les Députés disposent d’un délai d’environ quarante jours pour se prononcer sur le projet de loi de finances. Une fois adopté par l’Assemblée Nationale, le texte sera transmis au Sénat pour une seconde lecture, dans le respect du mécanisme bicaméral.
Cette session budgétaire s’annonce donc décisive, tant pour la stabilité institutionnelle que pour les engagements de développement pris par le gouvernement. Elle sera un test de maturité politique et de responsabilité parlementaire dans un contexte socio-économique tendu.
John Wanyanga.




