
Kinshasa, 11 septembre 2025 ( TOP243NEWS).- la République Démocratique du Congo a frôlé un drame aérien d’une gravité extrême. L’avion présidentiel congolais, un Boeing 737 BBJ immatriculé T7-RDC et baptisé « Simon Kimbangu », transportant le Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi, a connu un incident critique lors de son approche à l’aéroport international de N’Djili à Kinshasa. Alors qu’il revenait d’une mission officielle au Kazakhstan, l’appareil a été confronté à une panne totale d’électricité sur le site aéroportuaire, rendant quasi impossible tout atterrissage sécurisé.
De 00h24 à 05h20 TU de ce jeudi , l’aéroport est resté plongé dans le noir absolu, en raison de l’échec du système de secours, ce qui a paralysé les systèmes de balisage lumineux, les communications avec la tour de contrôle, et le fonctionnement général de la plateforme. La coupure est survenue au moment même où le vol présidentiel entamait sa descente, provoquant une situation de panique parmi les services aériens et un désordre sans précédent dans la coordination des appareils.
Face à cette situation alarmante, plusieurs avions ont dû être déroutés vers l’aéroport Maya-Maya de Brazzaville, tandis que le vol DRC001, avec le Président à bord, a été contraint à un atterrissage délicat dans des conditions extrêmes. Bien qu’aucun blessé n’ait été rapporté, l’incident est qualifié de “quasi-crash” par certains spécialistes de l’aéronautique, tant les risques étaient élevés en l’absence de balisage et de guidage au sol.
En réponse immédiate, la Régie des Voies Aériennes (RVA) a pris des mesures disciplinaires fortes, en suspendant avec effet immédiat le commandant de l’aéroport, Lundula Lutshaka dans une lettre dont une copie nous ait parvenu à la rédaction TOP243NEWS.
La décision, révélée par une correspondance interne, reproche à ce dernier deux fautes majeures : d’une part, le non-respect des instructions hiérarchiques relatives à l’acquisition d’un inverseur de charges auprès de la société spécialisée SITELE, et d’autre part, le maintien en poste d’un technicien incompétent qui n’a pas su enclencher à temps le système de secours.
Le média Enjeux Africains, révèle que « la coupure d’électricité a retardé la mise en marche du groupe électrogène, ce qui a perturbé la communication entre la tour de contrôle et le cockpit présidentiel ». Cette défaillance expose de manière flagrante les faiblesses structurelles de la gestion technique de l’aéroport de N’Djili, pourtant considéré comme le plus stratégique du pays.
Au-delà de la suspension du commandant, cet incident ravive les interrogations sur la sécurité des infrastructures aériennes en RDC, mais surtout sur les circuits d’attribution des marchés publics. La non-exécution des recommandations techniques, la mauvaise sélection des prestataires, et l’absence de contrôle rigoureux laissent entrevoir une gestion opaque, où l’intérêt général semble parfois sacrifié au profit de choix douteux. À l’heure où le pays ambitionne de se positionner comme un hub régional.
John Wanyanga.




