
New York, 12 mars 2026 ( TOP243NEWS ). –
En marge de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes et de la 70ᵉ session de la Commission de la condition de la femme organisée au siège de l’Organisation des Nations Unies à New York, la Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, a appelé la communauté internationale à transformer ses engagements en actions concrètes pour la protection des droits des femmes et des filles. La rencontre, placée sous le thème « Droits. Justice. Action. Pour toutes les femmes et les filles », vise à renforcer la mobilisation mondiale pour l’égalité et l’autonomisation féminine.
Dans son intervention, la cheffe du gouvernement congolais a attiré l’attention sur la situation dramatique que vivent les femmes dans l’Est de la RDC. Elle a dénoncé les violences, déplacements forcés et la crise humanitaire qui frappent particulièrement les femmes et les jeunes filles dans les zones affectées par les conflits impliquant notamment la rébellion M23/AFC, soutenue selon Kinshasa par le Rwanda. « Les violences faites aux femmes ne doivent être ni invisibilisées ni banalisées », a-t-elle insisté, appelant à une réponse internationale ferme face à ces abus.
Profitant de cette tribune mondiale, Judith Suminwa a également présenté les avancées réalisées par la RDC dans la promotion des droits des femmes sous le leadership du président Félix Tshisekedi. Elle a notamment souligné l’augmentation de la participation féminine dans les instances décisionnelles, passée de 21 % en 2021 à 32 % en 2024, ainsi que plusieurs réformes majeures, dont la révision du Code de la famille en 2016 supprimant certaines dispositions discriminatoires et fixant l’âge légal du mariage à 18 ans pour les filles comme pour les garçons.
La Première ministre a également évoqué les initiatives visant l’autonomisation économique des femmes, notamment à travers le Programme de développement local des 145 territoires qui encourage l’entrepreneuriat féminin et facilite l’accès aux opportunités économiques. Selon elle, ces mesures s’inscrivent dans la vision d’un développement inclusif où les droits des femmes constituent un pilier fondamental de la justice sociale.
Face aux dirigeants du monde, Judith Suminwa a conclu en appelant les États membres à assumer une responsabilité collective pour réduire l’écart entre les engagements internationaux et la réalité vécue par des millions de femmes, particulièrement dans les zones de conflit. Pour la cheffe du gouvernement congolais, l’égalité entre les femmes et les hommes ne doit pas rester un principe inscrit dans les textes, mais devenir une réalité concrète dans la vie quotidienne de chaque femme et de chaque fille.
Willyeve Diakuantinu.