
Kinshasa, 20 février 2026 ( TOP243NEWS ).– Une étape majeure vient d’être franchie dans le processus d’identification des citoyens en République démocratique du Congo.
En présence du Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a officiellement remis le fichier électoral de 2022 à l’Office National de l’Identification de la Population (ONIP).
La cérémonie, présidée par le VPM Shabani, consacre le transfert des données issues des dernières opérations d’enrôlement des électeurs. Ce fichier constituera une base technique essentielle pour la mise en place du Fichier général de la population (FGP), outil central dans la réforme du système d’identification nationale.
Dans son intervention, le ministre de l’Intérieur a insisté sur la portée stratégique et historique de cette remise.
S’adressant au Directeur général de l’ONIP, Richard Ilunga, il a souligné que la réception de ces données engage désormais l’institution dans une responsabilité majeure : assurer un traitement rigoureux et sécurisé afin de garantir la fiabilité du futur fichier général de la population.
Pour Jacquemain Shabani, ce transfert marque la fin d’une anomalie de plus de quarante ans, depuis l’arrêt de la délivrance des cartes nationales d’identité en 1986.
Le VPM a également présenté cette démarche comme un levier déterminant pour la modernisation de l’état civil et l’amélioration de la gouvernance publique.
Grâce à la mutualisation des données entre la CENI et l’ONIP, le gouvernement entend renforcer la planification des politiques publiques, sécuriser l’identification des citoyens et poser les bases d’un système moderne et intégré d’enregistrement de la population.
Par cette relance concrète de la collaboration interinstitutionnelle, les autorités congolaises affichent leur volonté d’accélérer l’opérationnalisation du Fichier général de la population, perçu comme un instrument clé de réforme administrative et de consolidation de l’État.
Willyeve Diakuantinu.

