
Luanda, 9 Février 2026 ( TOP243NEWS ).-Une nouvelle dynamique diplomatique se dessine pour la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo. Réunis lundi à Luanda, les présidents João Lourenço d’Angola, Félix Tshisekedi de la RDC, Faure Gnassingbé du Togo, ainsi que l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, ont lancé un appel solennel à l’instauration d’un cessez-le-feu dans le conflit opposant l’armée congolaise aux forces rwandaises dans l’Est du pays.
Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans le cadre des efforts continus de l’Union africaine pour ramener la paix dans une région en proie à une insécurité persistante, marquée par des violences armées et des tensions diplomatiques entre Kinshasa et Kigali.
Dans le communiqué final, les dirigeants africains ont exhorté les parties en conflit à déclarer un cessez-le-feu, dont la date et l’heure d’entrée en vigueur devront être convenues conjointement. Ils ont également encouragé une accélération de la mise en œuvre des mécanismes de vérification du cessez-le-feu, tels que convenus lors des discussions de Doha, le 14 octobre 2025.
Par ailleurs, les chefs d’État ont confié au président angolais João Lourenço, également président en exercice de l’Union africaine, le mandat de mener des consultations avec l’ensemble des parties congolaises concernées, en vue de créer les conditions favorables à l’organisation d’un dialogue intercongolais inclusif. Cette initiative vise à traiter les causes profondes du conflit et à favoriser une solution durable, portée par les acteurs nationaux eux-mêmes.
La rencontre de Luanda a aussi été l’occasion de rappeler les engagements pris dans le cadre de l’accord de Washington du 4 décembre 2025, ainsi que les résolutions 2773 et 2808 du Conseil de sécurité des Nations unies. Ces textes exigent notamment le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais et la neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
Cet appel conjoint marque une étape importante dans les efforts diplomatiques régionaux et internationaux. Reste désormais à savoir si les parties concernées répondront favorablement à cette initiative, dans un contexte où la population de l’Est de la RDC continue de payer un lourd tribut à l’instabilité et aux affrontements armés.
Willyeve Diakuantinu.


