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RDC:Entre tensions internes et diplomatie judiciaire, la justice comme nouveau levier de crédibilité internationale

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Kinshasa,7 janvier 2026 ( TOP243NEWS ).-La République démocratique du Congo traverse une séquence politique et sécuritaire marquée par de fortes turbulences internes, mais aussi par une dynamique institutionnelle discrète qui redessine son image à l’international. À la lecture transversale des médias nationaux et internationaux, appuyée par les révélations de journalistes influents sur le réseau social X, un constat s’impose : la RDC vit une période de tension aiguë où se croisent libertés fondamentales, gestion sécuritaire et négociations diplomatiques régionales, notamment autour de la crise persistante dans l’Est du pays.

Les dénonciations récentes autour du traitement sécuritaire réservé à un professionnel des médias ont ravivé les inquiétudes sur l’état de la liberté de la presse en RDC. Ces signaux alimentent un climat de méfiance interne, dans un contexte où la parole publique est scrutée et où les institutions sont appelées à faire preuve de transparence et de cohérence. Pour les analystes, ces tensions internes ne sont pas anecdotiques : elles exposent les fragilités structurelles de l’État et interrogent la capacité des pouvoirs publics à concilier impératifs sécuritaires et respect des droits fondamentaux.

Parallèlement, la diplomatie régionale s’active dans un relatif silence médiatique pour contenir la crise sécuritaire à l’Est. Les processus de médiation et de concertation se multiplient, traduisant la volonté des acteurs régionaux et internationaux d’éviter une escalade aux conséquences imprévisibles. C’est dans ce contexte contrasté que se dessine un fait majeur, souvent sous-estimé dans le débat public : la montée en puissance de la diplomatie judiciaire congolaise.

Les experts soulignent le rôle central joué par le Ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, dans le rétablissement progressif de la crédibilité internationale de la justice congolaise. En ouvrant son ministère au dialogue avec les partenaires internationaux, en adoptant une parole judiciaire lisible et en réaffirmant la centralité de l’État de droit, la justice congolaise cesse peu à peu d’être perçue comme un angle mort institutionnel. Elle redevient un acteur audible, fréquentable et stratégique sur la scène internationale.

Cette évolution ne gomme pas les tensions internes, mais elle repositionne la RDC dans des circuits de confiance où, jusque-là, la défiance dominait. Pour les analystes, cette diplomatie judiciaire agit comme un levier de crédibilité externe, renforçant la capacité du pays à défendre ses positions dans les processus régionaux et internationaux liés à la sécurité, aux droits humains et à la souveraineté.

L’illustration concrète de cette dynamique est le ballet diplomatique inédit impulsé au sein du Ministère de la Justice. Dans son cabinet au Palais de Justice, le Ministre d’État Guillaume Ngefa a reçu successivement de nombreux ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques accrédités en RDC. Parmi eux figurent notamment les représentants des États-Unis, de l’Union européenne, du Japon, de la France, de l’Allemagne, des Pays-Bas, de la Belgique, du Qatar, de la Suède, de l’Arabie saoudite, de l’Inde, ainsi que d’autres partenaires majeurs.

Ces rencontres ont contribué à repositionner la justice congolaise au cœur de la diplomatie d’influence, rompant avec une longue période d’isolement institutionnel.

Au-delà des échanges protocolaires, cette diplomatie judiciaire s’est traduite par des résultats tangibles. Parmi eux, la signature d’un accord de donation avec l’ambassade de Chine pour la mise à disposition d’un bâtiment préfabriqué de 144 m² destiné à abriter un tribunal mobile pour enfants. Un acte qualifié par le Ministre d’État lui-même « d’avancée concrète dans l’engagement pour la protection des droits de l’enfant et d’illustration d’une coopération exemplaire ».

L’ensemble des partenaires rencontrés ont par ailleurs exprimé leur disponibilité à accompagner la RDC dans les réformes judiciaires, en cohérence avec la vision portée par Guillaume Ngefa : lutte contre la corruption, lutte contre l’impunité, justice de proximité, digitalisation des services judiciaires et pénitentiaires, ainsi que l’humanisation des conditions de détention.

Ces réformes s’inscrivent dans le socle de l’État de droit prôné par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, et intégré à la feuille de route du plan d’action gouvernemental conduit par la Première Ministre et Cheffe du Gouvernement, Judith Suminwa Tuluka.

En définitive, malgré les tensions internes qui traversent le pays, la justice congolaise apparaît désormais comme un levier stratégique de crédibilité internationale et un pilier opérationnel de la refondation institutionnelle de la RDC. Un signal fort envoyé aux partenaires internationaux : la réforme de l’État congolais passe aussi, et peut-être surtout, par la réhabilitation de sa justice.

Willyeve Diakuantinu.

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