
Kinshasa, 6 Janvier 2026 ( TOP243NEWS ).- L’Exécutif provincial de la Ville de Kinshasa a annoncé son intention de saisir la justice contre Jack Mabaya, ancien Directeur Général du Fonds d’Assainissement de Kinshasa (FONAK), à la suite d’allégations jugées mensongères, diffamatoires et attentatoires à la crédibilité des institutions urbaines.
Depuis quelques heures, des publications largement relayées sur les réseaux sociaux et dans certains médias font état d’un prétendu détournement de 2,7 millions de dollars américains impliquant les autorités provinciales.
Des accusations que la Ville de Kinshasa qualifie de fabriquées, infondées et politiquement motivées, et dont l’auteur principal serait l’ancien patron du FONAK.
Selon des sources proches de l’Exécutif provincial, Jack Mabaya, aujourd’hui ancien DG du FONAK, serait engagé dans une fuite en avant, cherchant à se protéger derrière d’éventuelles immunités parlementaires, après une gestion de l’établissement jugée calamiteuse par sa hiérarchie et plusieurs partenaires techniques.
L’Exécutif provincial affirme qu’aucun financement de 2,7 millions USD du Gouvernement central n’a jamais été versé au FONAK, contrairement aux déclarations de l’intéressé. Les subventions destinées à la salubrité urbaine transitent exclusivement par le Trésor urbain, avant d’être orientées vers les structures opérationnelles habilitées, notamment la RASKIN, les services des Travaux publics et d’autres entités techniques compétentes.
« Ces allégations relèvent de la pure diffamation. La justice sera saisie et les immunités, si elles existent, seront levées », indique une source officielle de l’Hôtel de Ville.
Arrivé à la tête du FONAK avant l’entrée en fonction du Gouverneur Daniel Bumba Lubaki, Jack Mabaya n’a pas su, selon les autorités provinciales, accompagner la nouvelle dynamique impulsée par l’actuel exécutif urbain.
Alors que le Gouverneur Bumba a orienté le FONAK vers des financements innovants (fonds verts, responsabilité sociétale des entreprises, partenariats nationaux et internationaux), l’ancien DG est accusé d’incompétence managériale, d’opacité financière, de recrutements anarchiques, de rabais injustifiés des salaires du personnel, tout en augmentant ses propres avantages.
Des témoignages internes évoquent même une tentative de personnalisation du FONAK, assimilée à une « fondation privée » au service de Jack Mabaya.
Face aux interpellations du Ministre provincial de l’Environnement, dans un contexte de soupçons de malversations financières, Jack Mabaya aurait volontairement évité toute rencontre officielle, allant jusqu’à éteindre ses téléphones et invoquer, par l’intermédiaire de son garde du corps, une prétendue crise d’hypertension nécessitant une hospitalisation.
Une version contestée par l’Exécutif provincial, qui affirme que le Gouverneur Daniel Bumba Lubaki cherchait au contraire à lui porter assistance et à l’entendre officiellement, en présence du Vice-gouverneur et des membres du Gouvernement provincial.
Devant cette indisponibilité jugée suspecte, le Ministre de tutelle a décidé de confier l’intérim du FONAK à l’Adjoint du Directeur Général, afin d’assurer la continuité du service public.
Peu après, Jack Mabaya a annoncé sa démission unilatérale, sans consultation préalable, renforçant les soupçons d’une stratégie d’évitement face aux contrôles et aux poursuites annoncées.
La Ville rappelle que Kinshasa fait face à un déficit chronique de financement en matière de salubrité. À titre indicatif, 1,7 million USD par jour sont nécessaires pour maintenir un niveau minimal de propreté dans la capitale. Dans ce contexte, le rôle du FONAK est crucial et ne saurait être instrumentalisé à des fins personnelles ou politiques.
L’Exécutif provincial se dit déterminé à rétablir la vérité, à défendre la crédibilité des institutions urbaines et à faire triompher la bonne gouvernance, pilier du programme du Gouverneur Daniel Bumba Lubaki, « Kinshasa ezo bonga ».
La plainte judiciaire annoncée contre Jack Mabaya pourrait ainsi marquer le début d’un important feuilleton judiciaire, destiné à faire toute la lumière sur sa gestion du FONAK et sur les accusations qu’il continue de propager dans l’opinion.
Willyeve Diakuantinu.