
Kinshasa, 22 Décembre 2025 ( TOP243NEWS ).-Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a une nouvelle fois fait entendre la voix de la RDC sur la scène régionale et internationale. Le Chef de l’État a pris part, dimanche par visioconférence, au sommet ad hoc des Chefs d’État et de Gouvernement du Mécanisme régional de suivi de l’Accord-cadre de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), consacré à la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans l’Est du pays.
Face à ses pairs et aux partenaires internationaux, le Président Tshisekedi a livré une analyse sans complaisance de la réalité sur le terrain, dénonçant avec fermeté le prétendu retrait de l’AFC/M23 de la ville d’Uvira. Selon le Chef de l’État congolais, cette annonce ne reflète en rien la situation réelle observée sur le terrain.
« Le prétendu retrait de l’AFC/M23 d’Uvira ne correspond ni aux faits ni aux observations recueillies sur le terrain », a déclaré Félix Tshisekedi, soulignant la présence continue d’éléments armés dans la ville et ses environs, l’occupation de positions stratégiques ainsi que l’exposition permanente des populations civiles aux exactions.
Dans son intervention, le Président de la République a rappelé que la paix ne saurait reposer sur des annonces unilatérales, mais sur des actes concrets, vérifiables et suivis d’effets. Il a insisté sur le fait qu’un retrait qui n’est ni effectif, ni vérifié, ni accompagné du rétablissement de l’autorité de l’État congolais, ne peut être considéré comme crédible.
Faisant preuve d’une fermeté diplomatique assumée, Félix Tshisekedi a été catégorique quant aux attentes de la RDC :
« Ce que nous attendons, ce n’est ni un redéploiement, ni un déplacement tactique, mais le retrait effectif, complet et sans équivoque des troupes rwandaises de l’ensemble du territoire de la République démocratique du Congo. »
Par cette déclaration, le Chef de l’État a réaffirmé la position constante de Kinshasa, fondée sur le respect de la souveraineté nationale, des engagements régionaux et des résolutions internationales en vigueur.
Le sommet a réuni les États membres de la CIRGL, ainsi que des représentants de l’Union africaine (UA), de l’Union européenne (UE), des États-Unis, des Nations Unies, des organes spécialisés de la CIRGL et de plusieurs États invités, témoignant de l’importance stratégique de la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC.
À travers cette intervention remarquée, Félix Tshisekedi s’est une fois de plus positionné en défenseur résolu de l’intégrité territoriale de la RDC, appelant la communauté internationale à privilégier la vérité des faits, la responsabilité des acteurs impliqués et des actions concrètes en faveur d’une paix durable dans la région des Grands Lacs.
Willyeve Diakuantinu.
