
Washington DC,13 Décembre 2025 ( TOP243NEWS ).-Les États-Unis haussent le ton face à la situation sécuritaire persistante dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Dans une déclaration ferme publiée sur son compte X, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a accusé le Rwanda de violer les Accords de Washington, avertissant que Washington envisage désormais des mesures concrètes pour en assurer le respect.
« Les actions du Rwanda dans l’est de la RDC constituent une violation claire des Accords de Washington signés par le président Trump, et les États-Unis prendront des mesures pour veiller à ce que les promesses faites au Président Trump soient respectées », a déclaré le chef de la diplomatie américaine.
Cette prise de position marque un tournant dans le discours américain sur le conflit à l’est de la RDC, où les violences armées se poursuivent malgré de multiples initiatives diplomatiques régionales et internationales. Les Accords de Washington visaient notamment à désamorcer les tensions entre Kinshasa et Kigali et à mettre fin au soutien présumé aux groupes armés opérant dans la région.
Sans préciser la nature des mesures envisagées, la déclaration de Marco Rubio laisse entendre que les États-Unis pourraient recourir à des leviers diplomatiques, politiques, voire économiques, pour contraindre les parties concernées à respecter leurs engagements.
À Kinshasa, cette annonce est perçue comme un signal fort de soutien aux revendications congolaises, les autorités accusant depuis plusieurs mois le Rwanda d’ingérence et de soutien aux groupes rebelles actifs dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Kigali, de son côté, rejette régulièrement ces accusations.
Alors que la communauté internationale appelle à une désescalade et à un retour au dialogue, la sortie du secrétaire d’État américain pourrait rebattre les cartes diplomatiques dans la région des Grands Lacs, déjà fragilisée par des années de conflits armés et de crises humanitaires.
Willyeve Diakuantinu.