
Kinshasa, 16 Décembre 2025 ( TOP243NEWS ).-Le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a présidé lundi au Palais du Peuple la cérémonie solennelle de clôture de la session ordinaire de septembre, essentiellement consacrée à l’examen et à l’adoption du budget national. À cette occasion, la Chambre haute a adopté un budget équilibré en recettes et en dépenses, chiffré à 59.020,5 milliards de francs congolais, marquant une hausse de 16,4 % par rapport à l’exercice précédent.
Dans une séance tenue à la salle des conférences internationales, les sénateurs ont insisté sur la nécessité d’orienter les dépenses publiques vers des secteurs stratégiques tels que l’éducation, la santé, les infrastructures et la sécurité, piliers du développement et de la stabilité nationale.
Dans son allocution de clôture, Jean-Michel Sama Lukonde a salué l’engagement et l’assiduité des sénateurs, tant au sein des commissions qu’en plénière. Il a qualifié la session de « riche et dense », marquée par une activité soutenue au plan législatif, du contrôle parlementaire, des missions de terrain et de la diplomatie parlementaire. Pour le président de la Chambre haute, l’adoption du budget demeure un acte majeur de souveraineté nationale, appelant à une exécution rigoureuse des crédits votés afin de répondre efficacement aux attentes de la population.
Abordant la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, le président du Sénat a exprimé le vœu de voir les avancées diplomatiques, notamment l’accord de Washington, ouvrir la voie à la fin définitive des atrocités et au rétablissement de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national. Il a toutefois fustigé la persistance de l’agression rwandaise et les ingérences étrangères, qu’il estime contraires à l’esprit et à la lettre des engagements pris.
Jean-Michel Sama Lukonde a, par ailleurs, dressé un tableau sombre d’une crise qu’il juge structurelle et prolongée depuis plus de trois décennies : pertes massives en vies humaines, déplacements forcés, spoliation des terres et des ressources, violences sexuelles utilisées comme armes de guerre et destruction du tissu socio-économique. Dans ce contexte, il a apporté le soutien du Sénat au plaidoyer du président de la République, lancé à la 80ᵉ Assemblée générale des Nations unies, en faveur de la reconnaissance internationale du Genocost, qualifié de génocide lié aux crimes économiques perpétrés sur le sol congolais.
Rendant hommage au courage et aux sacrifices des Forces armées de la RDC, des services de sécurité et des groupes d’auto-défense Wazalendo, le président de la Chambre haute a appelé à une vigilance accrue de toutes les institutions, en particulier du gouvernement, afin de garantir la souveraineté nationale et la protection effective des populations.
Par cette prise de parole ferme et engagée, Jean-Michel Sama Lukonde a réaffirmé le rôle central du Sénat comme vigie institutionnelle, à la fois acteur budgétaire, relais diplomatique et porte-voix des souffrances du peuple congolais sur la scène internationale.
Willyeve Diakuantinu.


