
Kinshasa, 12 Novembre 2025 ( TOP243NEWS ).-La plénière de l’Assemblée nationale, présidée par Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musau, président ad intérim de la Chambre basse du Parlement, a déclaré recevable le rapport général de la Cour des comptes sur le contrôle de l’exécution de la loi de finances rectificative pour l’exercice 2024. Ce rapport a ensuite été renvoyé à la Commission économique et financière (ECOFIN) pour un examen approfondi.
Tenue sous la direction de M. Tshilumbayi, assisté du deuxième vice-président Christophe Mboso Nkodia Mpwanga et du rapporteur Jacques Djoli Eseng’ekeli, la séance plénière de lundi a porté sur deux points majeurs : l’adoption de l’ordre du jour et la présentation de l’économie du rapport général de la Cour des comptes relatif à l’exécution budgétaire du pouvoir central.
Le Rapporteur de l’Assemblée nationale, le professeur Jacques Djoli, a ouvert les travaux en rappelant le cadre légal et réglementaire de la séance, conformément aux dispositions du Règlement intérieur, afin de garantir une procédure rigoureuse et bien structurée.
La présentation du rapport a été assurée par le Premier Président de la Cour des comptes, Jimmy Munganga Ngwaka, qui a mis en exergue les missions constitutionnelles de son institution. Il a rappelé que, selon l’article 163 de la Constitution, la Cour des comptes a l’obligation de déposer chaque année un rapport détaillé sur l’exécution du budget de l’État avant l’examen de la nouvelle loi de finances.
M. Munganga a souligné que les observations et recommandations formulées par la Cour visent à promouvoir une gestion rationnelle, transparente et efficace des fonds publics. « Chaque exercice budgétaire, la Cour trace une ligne de conduite et émet des recommandations destinées à renforcer la gouvernance financière de l’État », a-t-il précisé.
Cette présentation a suscité un vif intérêt au sein de l’hémicycle. Plusieurs députés nationaux ont soulevé des questions et préoccupations relatives à l’utilisation des fonds publics dans certaines institutions et structures de l’État. En réponse, le Président de séance a indiqué que ces questions trouveront leur traitement lors de l’examen approfondi du rapport par la Commission ECOFIN.
Il est à noter que plusieurs motions de procédure et d’information ont été introduites au cours de cette plénière, traduisant la volonté des élus de la nation d’assurer un contrôle parlementaire rigoureux sur la gestion des finances publiques.
Avec ce renvoi du rapport à la Commission ECOFIN, l’Assemblée nationale poursuit ainsi sa mission de contrôle et de redevabilité, conformément à la Constitution et aux exigences de bonne gouvernance financière en République démocratique du Congo.
Willyeve Diakuantinu.



