
Kinshasa, 10 Novembre 2025 ( TOP243NEWS ).-La Coordination Stratégique sur les urgences de santé publique s’est réunie ce lundi à Kinshasa pour passer en revue la situation épidémiologique nationale au cours de la 44ᵉ semaine. Plusieurs menaces sanitaires majeures ont été examinées, notamment la Mpox (variole du singe), la maladie à virus Ebola (MVE), le choléra, la rougeole et la poliomyélite.

La réunion a salué la poursuite de la désescalade de la Mpox, avec une diminution notable des cas rapportés, 711 au cours de la semaine 44 et une létalité en recul.
Le Système de Gestion des Incidents (SGI) et le Centre des Opérations d’Urgence de Santé Publique (COUSP) travaillent à finaliser un plan de transition destiné à pérenniser les acquis de la riposte.
Cependant, une recrudescence des cas dans la province du Sankuru a été signalée. Une équipe technique, appuyée par l’Inspection Générale de la Santé, y sera dépêchée pour renforcer la surveillance et évaluer l’efficacité des interventions déjà engagées.
Parallèlement, les efforts de vaccination et d’extension du réseau national de laboratoires de biologie moléculaire se poursuivent afin d’améliorer la détection rapide des cas à travers le pays.

Concernant Ebola, la République Démocratique du Congo se trouve à 20 jours de la désactivation de la riposte à la MVE, prévue pour le 30 novembre 2025.
La surveillance épidémiologique reste renforcée dans la zone de Bulape, épicentre de l’épidémie, ainsi que dans les zones voisines de Tshikapa et Kananga.
Un plan de résilience sanitaire de 20 millions de dollars a été présenté, visant à consolider le système de santé au-delà de la phase d’urgence. Les partenaires techniques et financiers ont été invités à contribuer à son financement.
À ce jour, plus de 45 000 personnes ont été vaccinées contre la MVE, et le pays prévoit de solliciter de nouvelles doses pour anticiper d’éventuelles résurgences.

La réponse au choléra affiche également une tendance à la baisse, bien que plusieurs provinces, notamment le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et le Haut-Lomami continuent d’enregistrer des taux élevés de contamination, aggravés par l’insécurité.
Les autorités sanitaires ont recommandé une amélioration de la qualité des données par la notification individuelle des cas, afin d’obtenir une lecture plus fine de la situation.
L’initiative nationale « Fleuve sans choléra » se poursuit dans cette dynamique de lutte intégrée contre la maladie.
La carte sanitaire actualisée indique que 176 zones de santé demeurent en alerte rougeole. Les travaux de mise à jour des données individuelles sont en cours pour appuyer l’introduction du nouveau vaccin bi-antigène RR (Rougeole-Rubéole).
Le déploiement des superviseurs nationaux dans sept provinces ciblées débutera le 15 novembre 2025. Le niveau national de préparation est actuellement évalué à 70 %, malgré quelques retards logistiques et financiers enregistrés au Haut-Katanga et au Lualaba, qui devraient être résorbés sous peu.
Concernant la poliomyélite, les activités de vaccination supplémentaires (AVS) progressent de manière satisfaisante. Ces campagnes visent à renforcer la couverture vaccinale et à prévenir toute résurgence du poliovirus sur le territoire national.

Cette réunion hebdomadaire a permis de faire le point sur l’ensemble des urgences sanitaires et de consolider les plans d’action en cours.
Le Gouvernement, avec l’appui constant de ses partenaires techniques et financiers, réaffirme sa détermination à assurer une réponse efficace, durable et coordonnée pour la protection de la santé des populations congolaises.
Willyeve Diakuantinu.