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RDC:Jcquemain  Shabani fustige les contradictions de Kabila et règle les dossiers chauds de la territoriale

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Kinshasa,2 septembre 2025(TOP243NEWS).-Le Vice-Premier ministre de l’Intérieur a, lors du briefing, répondu point par point aux critiques de l’ancien président, confirmé une instruction visant le gouverneur du Haut-Katanga et réaffirmé l’autorité du maire de Lubumbashi.



‎Le gouvernement de la République Démocratique du Congo est monté au créneau ce mardi par la voix de deux de ses membres pour répondre aux sujets brûlants de l’actualité. Lors d’un briefing conjoint, le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Jacquemin Shabani, et le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, ont abordé des dossiers sensibles, de la sécurité à la gouvernance locale, en passant par une charge virulente contre l’ancien président Joseph Kabila.

‎Shabani à Kabila : « Vous ne pouvez pas prendre les armes et réclamer un dialogue »



‎Le point le plus explosif de la conférence de presse fut la réplique cinglante de Jacquemin Shabani aux récentes déclarations de Joseph Kabila, qui accuse Kinshasa de bloquer le dialogue national. Le numéro deux du gouvernement a dénoncé avec force ce qu’il qualifie de « contradictions » et de « moquerie » de la part de l’ancien chef de l’État.

‎ »Vous ne pouvez pas prendre les armes et réclamer un dialogue. M. Kabila, ancien président de la République, élu par ce peuple, a décidé de prendre les armes pour tuer des Congolais ; et il ose parler de dialogue », a déclaré le VPM Shabani, dans une attaque sans précédent. Il a jugé « paradoxal » que l’ancien président, « accusé d’appuyer le mouvement rebelle M23 », se présente en promoteur du dialogue, une position qu’il a estimée « insultante » pour les victimes des violences dans l’Est du pays.



‎Réagissant aux accusations de « persécution » d’officiers, le ministre Patrick Muyaya a défendu la quête de justice du gouvernement. « Si des fonds ont été détournés, la justice doit établir la vérité. Cela ne peut pas être récupéré politiquement pour servir une cause », a-t-il affirmé, plaidant pour une « armée réformée et plus forte ».

‎La confirmation de l’instruction visant le gouverneur Kyabula

‎Le Vice-Premier ministre a également levé le voile sur la situation du gouverneur du Haut-Katanga, Jacques Kyabula Katwe, présent à Kinshasa depuis le 28 juillet. M. Shabani a confirmé que la présence du gouverneur dans la capitale « s’inscrit dans une instruction en cours ».

‎Convoqué depuis le 10 juillet par le ministère de l’Intérieur, Jacques Kyabula doit être entendu sur un discours controversé prononcé à Lubumbashi lors des célébrations du 65ème anniversaire de l’indépendance, un discours jugé « ambigu » par de nombreux observateurs.

‎Le patron de la territoriale a appelé « les uns et les autres à la patience et au calme », tout en précisant que « les enquêtes se poursuivent et que toute décision sera prise dans le respect de la loi ». En son absence, c’est le vice-gouverneur Martin Kazembe qui assure l’intérim à la tête de la province.

‎Lubumbashi : Shabani réaffirme l’autorité du maire Kafwimbi

‎Enfin, Jacquemin Shabani est intervenu pour apaiser les tensions institutionnelles à la mairie de Lubumbashi, secouée par des « incidents d’insubordination ». D’une voix ferme, il a réaffirmé que Patrick Kafwimbi reste « le maire légalement reconnu » de la ville.

‎ »Les maires des villes sont des agents de la territoriale, soumis à une stricte relation de subordination vis-à-vis du ministère de l’Intérieur », a-t-il rappelé, qualifiant les récents incidents de simples « manquements liés à un manque d’expérience ».

‎Il a rassuré la population lushoise : « Il n’y a pas lieu de s’affoler. M. Patrick Kafwimbi gère la ville, et je rassure la population que ces incidents trouveront un règlement rapide. La quiétude va revenir ».

‎Une rentrée scolaire sécurisée

‎Sur un front plus apaisé, le gouvernement s’est félicité du déroulement de la rentrée scolaire 2025-2026. Le VPM Shabani a salué une coordination réussie avec le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST) pour garantir une « rentrée scolaire plus ou moins dans des conditions respectables » et surtout sécurisée, grâce à la mobilisation des services de sécurité sur l’ensemble du territoire.

‎Ce briefing aura donc été l’occasion pour le gouvernement de porter une offensive politique et médiatique sur plusieurs tableaux, dessinant la ligne d’une fermeté absolue envers l’opposition et toute velléité de dissidence interne, tout en se présentant comme garant de l’ordre et de la stabilité de l’État.

John wanyanga.

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